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Andrée Lück-Gaye, passeuse de culture entre la Slovénie et la France

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Le visage de la Française Andrée Lück-Gaye, qui traduit depuis une bonne vingtaine d’années la littérature slovène en français, s’éclaire d’un sourire joyeux quand elle parle de la région de Prekmurje. Descendante d’un émigrant de Prekmurje, parti chercher une vie meilleure en France, elle porte profondément en elle des bouts de cette terre plate et des souvenirs nostalgiques d’un temps que son écrivain préféré, Miško Kranjec, décrit habilement dans ses nouvelles et romans.

Par Mimi Podkriznik Bien qu’elle aime la ville, que ce soit Paris aux multiples visages, où elle vit, ou la chaude Dakar, où elle retourne avec plaisir, elle se sent aussi chez elle sur les bords de la Mura, en compagnie des gens de là-bas. En tant que traductrice, qui transcrit avec succès dans l’environnement français nos écrivains contemporains (et d’autres) - de Boris Pahor et Drago Jancar à Andrej Blatnik, Aleš Sar et quelques autres - elle se sent plus slovène que certains Slovènes. Certes, l’ignorance des Français et leur manque d’ouverture a l’égard de toutes les cultures de l’Est la dérange, mais elle ne peut pas non plus ignorer le manque (...)

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