Albanie : Sali Berisha, Edi Rama et les intermittences de l’oncle Sam

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La mise au ban de Sali Berisha par les États-Unis n’en finit pas de susciter stupeur et polémiques en Albanie. Opposant de toujours, le journaliste Andi Bushati ne se réjouit pas d’une annonce qui arrive si tard. Il craint surtout qu’elle ne vaille blanc-seing au nouveau régime autoritaire que met en place Edi Rama. Opinion.

Traduit par Belgzim Kamberi (article original) Le 15 mars 2008, une énorme explosion secoua le dépôt de munitions de Gerdëc, sur la commune de Vorë, provoquant d’énormes dégâts matériels et au moins 26 décès. Des experts albanais et américains détruisaient des stocks de munition périmées. Alors au pouvoir, Sali Berisha s’opposa à toute enquête sur ce drame. [Ndlr] Tous ceux qui avaient cru défaillir en janvier 2011 en entendant l’ambassadeur des États-Unis à Tirana déclarer que Sali Berisha était un « homme d’État », alors que quatre manifestants d’opposition venaient d’être abattus en plein centre de la capitale sur les ordres directs de ce (...)

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