Shekulli

Albanie : le patrimoine archéologique sacrifié

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Les dégâts sont considérables. Les objets archéologiques finissent leur vie là où on les a jetés. Rien n’est fait pour assécher les sites remplis d’éléments de valeurs ou pour embaucher des gardiens, car cela coûte trop cher. Des richesses archéologiques, aux mains de pirates, voyagent sur les autoroutes... Entretien avec l’archéologue Afrim Hoti.

Propos recueillis par Elsa Demo Nous voulions être plus amplement informés sur le réservoir archéologique qui borde l’autoroute qui relie Tirana à Durres. Autrefois, il s’agissait d’une mare. « Vous arrivez dix ans trop tard », s’exclame un des jeunes archéologues présents sur le site. Ce n’est pas la première fois qu’une parcelle est découverte, mais ce coup-ci, la situation est critique. Ce terrain se trouve dans l’ancienne mare de Sukth. Les archéologues utilisent le terme de “ dépotoir archéologique ”, comme le font les médecins lorsqu’ils parlent de pathologies incurables. Shekulli : Aviez-vous connaissance de ces déversements massifs d’objets (...)

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