Koha Jone

Albanie : impossible mise hors la loi de la vendetta ?

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L’augmentation de la criminalité fait partie des conséquences de cette longue transition que la société albanaise est en train de vivre depuis treize ans. Aux graves problèmes économiques des familles s’ajoute le lourd fardeau de l’insécurité et de la peur. La vendetta, héritage pénible et implacable du passé, compte pour beaucoup dans ce climat d’insécurité et d’assassinats.

Par Emin Spahia [1] La Mission de la Réconciliation, un organisme humanitaire, fut créée à Shkodra afin d’atténuer le plus possible la portée de ce phénomène et de sauver le plus de vies humaines. Les assassinats dans le cadre de la vendetta ont été monnaie courante ces treize dernières années, devenant ainsi une « routine » pour les responsables de l’ordre public et de la justice. En étant aux côtés de ces dizaines de gens courageux qui travaillent pour minimiser ce phénomène, j’ai assisté à l’assassinat d’un jeune enfant de douze ans rentrant de l’école, son cartable sur les épaules, qui paya de son sang le crime perpétré par son oncle. J’ai aussi vu une autre (...)

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