Shekulli

Albanie : cette chape de plomb qui recouvre toujours la mémoire du communisme

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Vingt ans après la chute du régime stalinien albanais, les victimes du communisme préfèrent souvent le silence et craignent les manipulations politiques de leurs souffrances. Les jeunes se désintéressent totalement du passé récent du pays. Fatos Lubonja, lui-même ancien détenu politique, s’interroge sur les raisons de cette « mémoire fragmentée », qui empêche l’Albanie de solder ses comptes avec la dictature « national-communiste » d’Enver Hoxha.

Par Elsa Demo « Les jeunes s’inscrivent dans le sillage d’une culture de l’ambiguïté, du silence, du double langage », explique le publiciste Fatos Lubonja, en commentant le désintérêt des jeunes de la génération actuelle en Albanie pour le passé. Cette attitude caractérise une société où « la condamnation des crimes du communisme et la réhabilitation des victimes a failli », comme l’affirmait récemment Adrian Kati, dirigeant d’une association qui « examine le passé ». Aujourd’hui encore, en Albanie, les personnes qui ont souffert de l’ancien régime regardent avec des sentiments mitigés les projets concernant les droits des anciens prisonniers (...)

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