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Albanie : carte blanche au trafic d’organes ?

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Une première transplantation rénale a été effectuée l’automne dernier à Tirana, et des médecins italiens veulent développer un programme de transplantation dans les hôpitaux publics. Ce projet représente un grand espoir pour les malades, mais fait craindre le développement du trafic d’organes, une pratique pour laquelle l’Albanie a déjà été épinglée. Aucune loi, pour l’instant, ne règlemente les transplantations, et la corruption ronge la santé publique.

Par Blerina Moka « Il y a six ans que je suis malade, parfois j’ai l’impression d’être né dans ces draps blancs... », confie Adrian Hoxha, un patient de 38 ans qui subit une dialyse à l’Hôpital universitaire Mère Teresa de Tirana (QSUT). Les larmes coulent de ses beaux yeux bruns, alors qu’il se souvient du jour où il a découvert ce que c’était que de souffrir d’insuffisance rénale. « Vous ne savez jamais d’où viendra la prochaine épreuve dans la vie », ajoute-t-il, se rappelant ses longues attentes, quand tombaient en panne les filtres des dialyseurs qui diluent la toxicité de son sang. « Parfois, vous devez attendre pendant des heures et des heures (...)

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