Kosovo : incompétence et népotisme, l’aéroport de Pristina n’a pas de pilote

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Pour travailler à l’aéroport international de Pristina, pas besoin de diplômes ou de qualifications dans le secteur de l’aviation. Il suffit d’être proche d’un politicien important ou, mieux encore, du héros de l’UÇK Adem Jashari, qui a donné son nom au terminal. L’enquête de Balkan Insight sur des dérives qui menacent chaque jour des milliers de passagers.

Par Jeta Xharra « On a eu une coupure d’électricité trois heures avant que le vice-président américain Joe Biden n’atterrisse au Kosovo », se souvient Ersen Shileku. C’était le 16 août 2016. « Je venais juste d’être embauché comme chef des opérations et c’était mon travail de comprendre pourquoi il y avait eu cette coupure. Mais ça s’est retourné contre moi : après quelques échanges, mon supérieur m’a dit de ne pas pousser plus loin mon enquête. » Driton Mehaj, le chef de l’équipe technique, lui a dit que l’ANSA comptait sur un générateur manuel acquis par le groupe Limak. Problème : sa mise en route prend plusieurs minutes. « C’est le genre de chose (...)

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