Viols de guerre : les associations du Kosovo au chevet des victimes en Ukraine

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Depuis la fin du conflit de 1998-99, l’ONG kosovare Medica Gjakova accompagne les victimes de viols de guerre, pour libérer leur parole et lutter contre la stigmatisation. Forts de cette expérience délicate, ces soignants aident aujourd’hui les associations en Ukraine à mieux prendre en charge ces traumatismes. Reportage.

Par Julie Chauvin « Le viol est utilisé comme une arme de guerre », rappelle Leonita Gojani, psychologue au sein de Medica Gjakova. Cette association a été fondée juste après la fin des combats au Kosovo. « Les victimes sont marquées à jamais. C’est une plaie invisible dont on subit les conséquences tout le reste de sa vie. » Selon l’ONG Human Rights Watch, 20 000 personnes, très essentiellement des femmes, ont été violées pendant le conflit armé de 1998-99. Parler de ces violences sexuelles requiert certaines précautions. « Les victimes se confient sur des traumatismes profonds, elles sont pour la plupart toujours terrorisées », insiste Leonita (...)

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