Violences policières en Grèce : le règne de l’impunité

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Une jeune femme a été violée dans un commissariat d’Athènes, les policiers qui l’ont agressée sont soupçonnés « d’abus de pouvoir ». Le gouvernement conservateur avait promis la sécurité, augmentant le nombre de policiers mais réduisant leur temps de formation. Résultat : les cas recensés de violences policières ont augmenté de 17% en 2021.

Par Marina Rafenberg L’information a fait le tour des médias grecs à la mi-octobre : une jeune femme de 19 ans a déposé plainte contre deux policiers qu’elle accuse de l’avoir violée. Les faits se seraient produits dans le sous-sol du commissariat d’Omonia, un quartier populaire du centre d’Athènes qui a la réputation d’être assez chaud. D’autres policiers se seraient trouvés à proximité. Les deux agents ont été entendu une première fois par la justice, avant d’être remis en liberté jusqu’à leur procès. Leurs seules obligations : se présenter une fois par mois au commissariat et ne pas quitter le territoire grec. Ils font partie de la brigade (...)

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