« Grande Albanie » vs intégration européenne : à qui cherche-t-on à faire peur ?

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Belgrade a crié au loup après les déclarations d’Edi Rama évoquant la possibilité d’une union entre l’Albanie et le Kosovo en cas de blocage de l’intégration européenne. Le plus grave est pourtant que le seul message que Bruxelles soit capable d’entendre soit celui d’une menace de nouvelles guerres. L’analyse de Dejan Anastasijević, à Belgrade, et les réactions d’Halil Matoshi et de Dukagjin Gorani au Kosovo.

Par Dejan Anastasijević (traduit par Jovana Papović) Ces derniers jours, le Premier ministre albanais Edi Rama s’est, une fois de plus, retrouvé à la une de presque tous les médias serbes. En cause, l’interview publiée le 18 avril par le site américain Politico, dans laquelle il affirme, entre autres, que l’unification du Kosovo et de l’Albanie « n’est pas quelque chose qu’(il) appelle de ses vœux », mais que cette possibilité « ne pourra être exclue si l’Union européenne ferme ses portes aux pays candidats des Balkans occidentaux ». En Serbie, sa remarque a été accueillie avec hostilité non seulement par les médias, mais aussi par le gouvernement, (...)

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