Un mois après la tuerie de Paris, la colère de la communauté kurde

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Il y a un mois, trois Kurdes était assassinés devant le Centre démocratique du Kurdistan, à Paris, et des heurts éclataient le lendemain lors de la manifestation d’hommage. Retour sur la colère du peuple kurde, meurtri et déçu de la réaction de l’État français.

Par Baptiste Hamon « C’est là qu’il s’est fait tirer dessus. C’était un très bon chanteur, et un ami proche. » Les yeux embués, Azad Dogan, co-président du Centre culturel kurde de Paris, désigne l’endroit où Mîr Perwer s’est fait tuer le 23 décembre dernier. Il est décédé devant le centre culturel, rue d’Enghien, aux côtés de deux autres Kurdes, Abdulrahman Kizil et Emine Kara. L’auteur présumé des faits se nomme William Malet, 69 ans. Un mois après, des fleurs et les portraits des victimes trônent toujours en haut des marches du lieu. À l’intérieur, une vingtaine de personnes boivent du çay, le thé noir. Des livres sur la communauté kurde sont en (...)

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