Union européenne : se réformer et s’ouvrir aux Balkans, en même temps

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« D’abord réformer l’Union européenne, puis s’ouvrir aux Balkans. » De prime abord, la position d’Emmanuel Macron peut sembler pertinente, mais elle mène à une dangereuse impasse. C’est en même temps que l’UE doit se réformer, s’étendre à 33 pays et réfléchir à son avenir. Sans laisser les Balkans occidentaux à la dérive. L’éditorial de la rédactrice en chef de l’Osservatorio Balcani e Caucaso.

Traduit par Mandi Gueguen Cela fait des années que l’on entend la même rengaine lassante, dès que l’on parle d’élargissement aux Balkans occidentaux : d’un côté des obstacles sans fin, de l’autre la victimisation. Le temps est venu de changer de discours. En 2004, l’UE a acté un élargissement massif, mais n’a pas su se doter d’instruments efficaces pour sanctionner les membres qui s’éloignent du respect de la démocratie. Elle est restée une union basée sur l’adhésion volontaire de ses membres, ce qui est potentiellement dangereux. Apparemment, la signature du Traité de Lisbonne n’a pas laissé de marge de manœuvre et un inquiétant fossé s’est ainsi (...)

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