Turquie européenne

Turquie : quand la bourgeoisie se révolte contre le peuple...

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Les manifestations de Gezi Parkı ne sont-elles pas le chant du cygne, le dernier soubresaut de la classe moyenne et supérieure, laïque et kémaliste, qui a définitivement perdu tous les leviers du pouvoir en Turquie ? Seule une crise économique sérieuse pourrait détourner la base conservatrice de la société turque de « son » Premier ministre. L’analyse à contre-courant de Zihni Özdil.

Par Zihni Özdil [1] Dès leur commencement, les projets du gouvernement turc de modifier le Gezi Parkı, près de la place Taksim au centre d’Istanbul, avaient suscité de nombreuses critiques. Retrouvez notre dossier : Emeutes en Turquie : Erdoğan lance un ultimatum aux manifestants A l’instar de tous les autres projets de rénovation urbaine récents du Premier ministre Erdoğan, ceux de modifier le Gezi Parkı avaient pour but d’enrichir les entreprises proches du parti au pouvoir, l’AK Parti, et de maintenir la croissance du PIB de la Turquie en stimulant la consommation, alimentée par le développement des cartes de crédit, plutôt que par une (...)

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