Turquie : banalité des féminicides, inaction des autorités

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En août 2019, Emine Bulut était tuée en pleine rue par son ancien mari. Filmé depuis un téléphone portable, ce meurtre bouleversait le pays. Les féminicides restent très fréquents en Turquie, comme le rappelle l’assassinat de Pınar Gültekin, ce mois de juillet. Pourtant, l’AKP envisage de quitter la Convention contre la violence envers les femmes et la violence domestique.

Par Claire Corrion Le corps de Pınar Gültekin, une étudiante de 27 ans, a été retrouvé sans vie le 21 juillet dans une forêt de la province de Muğla, dans le sud-ouest de la Turquie. Arrêté et interrogé par la police, Cemal Metin Avcı a reconnu l’avoir tuée, « car elle refusait de se réconcilier avec lui ». Le journal Hürriyet rapporte que l’homme, comme c’est souvent le cas dans des affaires de féminicides, a rejeté le blâme sur Pınar Gültekin : « J’avais une relation extra-conjugale avec elle et elle menaçait de la révéler à ma femme, elle me demandait de l’argent ». Il poursuit : « Ce jour là, elle voulait de l’argent. J’allais lui donner mais je me (...)

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