Turquie : les victimes des purges essaient de résister à la « mort civile »

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Seize mois après la tentative de coup d’État du 15 juillet 2016, l’enseignement, la justice, les administrations publiques vivent toujours au rythme des purges permanentes : au licenciement s’ajoute la désaffiliation à la sécurité sociale, le retrait du passeport, le fichage... Bien rares sont celles et ceux qui gardent encore l’espoir de retrouver une vie normale. Reportage.

Selin Kaya En plus de la marginalisation sociale qu’impliquent les licenciements, l’impossibilité de retrouver un contrat dans le public comme dans le privé, la privation de couverture sociale et l’annulation de passeport constituent les conséquences très concrètes des renvois et provoquent un grand désarroi parmi les licencié.e.s. Touˑteˑs n’ont pas la force de supporter ces difficultés, et la désaffiliation sociale qu’elles entraînent font des dégâts psychologiques certains. Les cas de dépressions se multiplient et aboutissent parfois à des suicides : quelques dizaines de cas ont été enregistrés en seize mois, comme pour l’universitaire (...)

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