Ce volume explore les multiples dimensions de l’exil à travers les itinéraires d’écrivains roumains ayant choisi de s’exprimer en langue française. Alliant érudition et sensibilité, les auteurs interrogent l’exil non seulement comme déplacement géographique, mais comme fracture linguistique, identitaire et existentielle.
Dans la première partie, Petre Raileanu dresse une galerie de portraits d’auteurs majeurs du XXe siècle – Tristan Tzara, Benjamin Fondane, Gherasim Luca, Isidore Isou, Ilarie Voronca – en retraçant le rôle fondateur de la langue française dans leur parcours. Ces écrivains, souvent considérés comme marginaux, apparaissent ici comme des figures centrales d’une modernité poétique et philosophique nourrie par l’expérience du déracinement.
Dans la seconde partie, Giovanni Rotiroti approfondit les enjeux philosophiques de l’exil littéraire à travers une approche intertextuelle et psychanalytique. Il propose une lecture inédite des rapports entre Fondane et Cioran, de l’amitié entre Paul Celan et Gherasim Luca, de l’esthétique et l’éthique de l’absurde chez Ionesco. L’exil devient ici le laboratoire d’une subjectivité en métamorphose, où l’écriture en langue étrangère est un acte de survie et de recréation de soi.
Ce livre, à la fois essai critique, témoignage intellectuel et manifeste poétique, met en lumière la fécondité de l’exil comme lieu de passage, de fracture et de renaissance. Un ouvrage incontournable pour comprendre les liens entre modernité, identité linguistique et résistance littéraire.
Pour toute commande supérieure à 60 euros, les frais de port sont désormais gratuits !
En raison d’une augmentation drastique des tarifs de La Poste, nous ne pouvons plus assurer d’envois hors de la France métropolitaine








