Littérature : langues, guerres et cruauté, les héritages éclatés de Tatiana Țîbuleac

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C’est sans doute l’écrivaine moldave la plus en vue du moment. Désormais installée à Paris, Tatiana Țîbuleac jongle avec une histoire familiale compliquée, écartelée entre la Roumanie, la Moldavie et la Russie, qu’elle met brillamment en scène dans son œuvre. La guerre en Ukraine est venue réveiller bien des traumatismes. Entretien sensible.

Traduit et adapté par Florentin Cassonnet (article original) Ancienne journaliste, Tatiana Țîbuleac est l’une des autrices moldaves les plus lues dans le monde. Ses deux romans, L’Été où maman a eu les yeux verts (2018) et Le jardin de verre (2020), traduits dans 15 langues, ont connu un certain succès dans le monde hispanique. Ils ont paru en français aux éditions des Syrtes. Née en 1978 et élevée à Chișinău, en Moldavie soviétique, Tatiana Țîbuleac vit aujourd’hui à Paris avec sa famille. Elle est lauréate du Prix de la littérature européenne. Paula Erizanu (P.E.) : Votre roman Le jardin de verre parle de l’occupation soviétique de la Moldavie à (...)

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