Slovénie : une « barrière anti-migrants » critiquée, obsolète et coûteuse

Deux ans après l’arrive massive de réfugiés le long de la « route des Balkans », le gouvernement de Premier ministre Miro Cerar n’envisage pas de démonter la clôture de barbelés installée à plusieurs points de la frontière slovéno-croate. Un investissement coûteux, qui n’empêche pourtant pas les franchissements illégaux.

Par Charles Nonne En octobre 2015, au cœur de la crise des réfugiés, Miro Cerar avait déclaré qu’ « il n’y aurait pas de clôture, peut-être quelques obstacles techniques » à la frontière slovéno-croate. Avant de rétropédaler quinze jours plus tard et de commencer à installer les premiers kilomètres de fils barbelés. Encore en 2017, le gouvernement continue de compléter le dispositif. Son objectif : protéger tous les passages sensibles. Les barbelés couvrent aujourd’hui 219 des quelque 671 kilomètres de la frontière avec la Croatie. Sur 56 kilomètres, ce sont des panneaux métalliques qui ont été placés. Dès l’automne 2015, la pose des clôtures (...)

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