Slovénie : les femmes migrantes, victimes du « fémonationalisme » ?

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En Slovénie, les femmes en migration sont souvent considérées comme des « victimes » des sociétés patriarcales dont elles sont originaires. Et on s’empresse de les orienter vers des métiers « genrés », comme le ménage ou la garde d’enfants. Au prétexte de mieux les intégrer.

Traduit et adapté par Nikola Radić (article original) En Slovénie comme dans bien d’autres pays d’Europe, la crise migratoire de 2015 a alimenté la peur des étrangers et les discours islamophobes. Au-delà de stigmatiser les migrants et les demandeurs d’asile comme des personnes « dangereuses », ce narratif considère les femmes en migration comme des « victimes » qu’il serait nécessaire de sauver de leur société patriarcale d’origine. Dans le livre In the Name of Women’s Rights, Sara Farris qualifie ce phénomène de « fémonationalisme », c’est-à-dire de mobilisation d’idées féministes à des fins racistes et islamophobes, par les partis nationalistes (...)

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