La première banque de Slovénie au cœur d’un nouvel Irangate

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Entre 2009 et 2010, près d’un milliard de dollars auraient transité entre l’Iran et les États-Unis via la principale banque slovène, la Nova Ljubljanska Banka (NLB), alors sous contrôle du gouvernement. L’embargo international interdisait pourtant tout commerce avec Téhéran. Ce scandale est devenu une affaire d’État, avec l’opposition libérale à la manœuvre.

Par Charles Nonne Au cœur de l’imbroglio diplomatico-financier qui secoue la Slovénie, un certain James Robert Baker, ingénieur en génie électrique. Né en Iran, le désormais sexagénaire est arrivé aux États-Unis sous le nom de Majid Karimi avant de changer de patronyme et d’acquérir la nationalité américaine en 1985. Cette année-là, il a été embauché par la Naval Sea Systems Command (NAVSEA), l’un des principaux fournisseurs de la marine américaine. Après les attentats du 11 septembre 2001, James Robert Baker est contraint de renoncer à sa double nationalité en vertu de la nouvelle règlementation antiterroriste. Il doit aussi rendre son passeport (...)

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