Industrie textile : ce n’est pas du Zola, c’est la Serbie d’aujourd’hui

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Très bas salaires, heures supplémentaires non payées, mais aussi harcèlement constant, climat de peur, insalubrité des ateliers, températures inadaptées... C’est ainsi que l’on travaille aujourd’hui, en Serbie, pour des marques comme GEOX, Benetton, Vero Moda ou Esprit. Telles sont les conclusions d’une enquête menée par l’organisation Clean Clothes Campaign.

Par Matija Jovanović Comme le montre l’enquête, on est aujourd’hui bien loin de ce salaire minimum décent. La rémunération moyenne nette dans l’industrie textile (218 euros) et la maroquinerie (227 euros) est non seulement inférieure au salaire moyen national, mais aussi en-dessous du seuil de pauvreté. Il n’assure même pas la moitié des dépenses nécessaires à une vie digne. Le seuil de pauvreté pour une famille de quatre membres est en effet de 256 euros. Non contents de sous-payer leur main-d’œuvre, les employeurs enfreignent le droit du travail et leurs obligations contractuelles. Les ouvriers et ouvrières d’une entreprise ont ainsi déclaré (...)

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