Serbie : l’économie va mieux, pas les salariés

| |

L’économie serbe a renoué avec les profits grâce à une hausse contante de la productivité du travail, mais les bénéfices dégagés servent avant tout à payer l’intérêt de la dette extérieure. Le salaire minimum stagne depuis 2008 et il est incapable de couvrir les besoins alimentaires essentiels d’une famille.

Par Vladimir Vasić Selon la Loi du travail serbe, le Conseil économique et social, regroupant des représentants des employeurs et des syndicats, doit négocier chaque année le salaire minimum, avant de le rendre public à la mi-septembre. Cette année, comme tous les ans, les représentants des salariés ont défendu sa revalorisation à la hauteur du coût du panier de consommation d’une famille de trois personnes. Duško Vuković, vice-président du Syndicat indépendant de Serbie, demandait une hausse de 1100 dinars [environ 90 euros] pour un SMIC horaire de 209 dinars [1,77 euros]. Aussitôt, les représentants des employeurs ont poussé de hauts cris, (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous