Serbie : quand l’État, les huissiers et les banques font la traque aux plus démunis

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En Serbie, on estime qu’un citoyen sur quatre risque de se retrouver à la rue. Pour empêcher ces expulsions, l’association Krov nad glavom se mobilise. Mais contre les huissiers, les banques et autres vainqueurs de la transition, le combat ressemble à celui de David contre Goliath. Et cette fois, le gagnant semble être le plus fort. Reportage.

Par Milica Čubrilo-Filipović Dobrila Petrović vit aujourd’hui, avec sa fille et ses petits-enfants dans un studio loué 160 euros par mois, envahi par les fourmis et par l’humidité. Pas de placards, ni d’étagères. On sort les affaires d’un carton pour se changer. Sa fille gagne quelques sous en donnant des cours d’anglais, tandis que le gendre verse 60 euros par mois de pension alimentaire. « On a réussi à inscrire notre petite à la maternelle avec difficulté, car on n’a pas d’adresse... On manque de tout », raconte cette ancienne médecin du Centre de santé Voždovac, peinant à retenir ses larmes et sa rage. « Ma vie s’est transformée en enfer le (...)

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