Serbie : police partout, justice et services publics nulle part

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Finie la police municipale, place à la milice municipale. Un nouveau nom pour les forces de l’ordre de l’échelon local, des effectifs et des pouvoirs renforcés. Cette réforme, décidée en pleine contestation citoyenne contre la dérive autoritaire du Président Vučić, interroge sur ses motivations alors que les autres services publics sont à l’abandon.

Par Vuk Vuković La police municipale de Belgrade a été créée en 2010, mais son rôle n’a jamais été clairement défini. Les policiers municipaux ont ainsi donné des claques à des enfants, renversé et tabassé les citoyens n’ayant pas de titre de transport public, réglé des comptes de manière agressive avec les journalistes et maltraité des vendeurs de rue, à tel point que l’un d’eux, Vladan Marinković, est mort à l’été 2016, après un « contrôle de routine ». À l’origine, cette police municipale a été instaurée pour dispenser la police régulière de tâches « d’ordre communal », à savoir la circulation, la protection de l’environnement, des biens culturels, des (...)

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