Serbie : sur les traces de ces vieux métiers qui disparaissent

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À Belgrade comme ailleurs, les vieux métiers qui faisaient la richesse des centres-villes sont en train de disparaître. Il suffit pourtant de pousser la porte de certaines échoppes pour trouver des artisans qui transmettent encore leur savoir-faire et résistent à la mondialisation. Reportage dans les boutiques oubliées de la capitale serbe.

Par Nikola Radić et Marion Renault Il y a un demi-siècle, la mère de Tanja Živković ouvrait, dans le quartier historique de Dorćol, un magasin de parapluies et s’attachait tant à leur fabrication qu’à leur réparation. Aujourd’hui, Tanja se contente de redonner vie aux parapluies cassés. Pour elle, l’unique « médecin pour parapluies » comme on la surnomme à Belgrade, les affaires ne vont pas toujours bien. « Certains clients nous apportent des parapluies d’il y a 20 ou 30 ans et se plaignent du coût de la réparation, pourtant fixée à 300 dinars [2,5 euros] ». Dans un monde où les produits abondent, le consommateur a le choix entre payer une (...)

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