Serbie : comment le SNS fait pression « légalement » sur les électeurs

| |

Coups de fil, porte-à-porte... Le jour du scrutin présidentiel, beaucoup de Serbes ont été surpris de découvrir qu’ils figuraient sur la liste des sympathisants du SNS. Au parti du Premier ministre Président élu Aleksandar Vučić, la stratégie du « vote sûr » semble bien rodée. Sauf que parfois, cela dérape. Surtout quand plusieurs milliers de gens descendent dans la rue pour dénoncer ces méthodes.

Par Dušan Komarčević L’un des phénomènes qui a marqué l’élection présidentielle du 2 avril est la pratique du « vote sûr ». Une opération qui consiste, pour les militants d’un parti, à enquêter auprès de citoyens afin de savoir si ces derniers vont (ou pas) voter pour leur mouvement. Le jour du scrutin, dimanche 2 avril, des vidéos et des témoignages sont apparus sur les réseaux sociaux : des citoyens certifiant n’être ni membre ni sympathisant du Parti progressiste de Serbie (SNS) ont affirmé que des militants de ce mouvement avaient frappé à leur porte, les considérant comme affiliés au SNS. La loi autorise les partis à récolter des voix de (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous