Serbie : Kikinda se transforme en ville fantôme, symbole de la désertification en Voïvodine

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À Kikinda, le nombre de décès dépasse celui des naissances depuis 1988 et ces dernières années, l’exode des forces vives s’est encore accéléré. Pourtant, cette ville du Banat située à la frontière avec la Roumanie était autrefois l’une des communes les plus riches de Yougoslavie. Récit d’une mort annoncée.

Traduit et adapté par Nikola Radić (article original) Un calme insoutenable Les habitants de Kikinda n’ont pas besoin de statistiques, il leur suffit de sortir pour voir les rues et les places, autrefois fourmillant de gens, vides. Il est vrai que les communes dans la plaine du Banat ont toujours été calmes, voire endormies. Mais ces dernières années, ce calme devient de plus en plus insoutenable. « Kikinda est calme. Souvent plus calme que ce que l’on peut supporter. J’ai récemment regardé partir le train du 17h pour Zrenjanin. Un train neuf, moderne, qui circule sur un chemin de fer récemment rénové. Et il n’y avait pas un seul (...)

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