Serbie : joueuses de gusle, un combat pour l’émancipation

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Jouer du gusle [1] ou de la frula est-il une affaire d’hommes ? Beaucoup continuent à le penser. Pourtant depuis plusieurs siècles, malgré les reproches et le qu’en dira-t-on, des artistes femmes sont devenues célèbres, écrivant même certaines des plus belles pages de la poésie populaire serbe, selon Vuk Karadžić. Histoire.

Traduit et adapté par Nikola Radić (article original) Punies pour leur amour de la musique « Le travail de la femme dans des communautés rurales supposait une double charge – le travail dans les champs et celui au foyer –, en plus des obligations maternelles, ce qui ne laissait pas beaucoup de temps pour jouer d’un instrument », relève Iva Nenić. Avant de pointer « les réflexes patriarcaux » qui s’imposaient « dès que les comportements de genre attendus étaient transgressés ». Cela allait des « réprobations et des insultes au bris des instruments voire aux châtiments corporels pour celles qui osaient s’intéresser de trop près à la pratique du (...)

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