Serbie : le blues des chauffeurs de bus, dernier arrêt avant la faillite totale

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Le personnel de santé n’est plus le seul à partir tenter sa chance à l’étranger. Les chauffeurs de bus prennent aussi la route de l’Allemagne. Surtout ceux de la compagnie publique GSP de Belgrade, que les cadres du SNS sont en train de pousser à la faillite. On se demandait déjà qui allait nous soigner, mais les Serbes devront bientôt se déplacer à pied.

Traduit par Chloé Billon Le nerf de la guerre, c’est bien sûr l’argent. « J’ai un salaire de 45 000 dinars (383 euros) », témoigne un chauffeur. « Si je travaille les jours fériés et que je fais des heures sup, cela peut monter à 50 000, pas plus. À ce que j’ai entendu, la paie est un peu plus élevée dans le privé, autour de 60 000, mais ils travaillent plus longtemps et ont moins de jours chômés. Moi, ça fait quinze ans que je bosse. En 2008, je gagnais 500 euros, mais depuis, ça ne fait que baisser. » Nebojša Aleksić acquiesce : « Avec un tel salaire, on ne peut pas entretenir une famille. Rien qu’à quelques centaines de kilomètres, en Croatie, (...)

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