Serbie : les chemins de fer sur la mauvaise voie

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2021 était « l’année européenne du rail ». Mais en Serbie, on ne s’en est guère rendu compte... Ici, le train se meurt en silence depuis de longues années : les gares ferment, le réseau s’atrophie et les employés qui partent en retraite ne sont pas remplacés. Est-il encore possible d’y relancer ce moyen de transport économique et écologique ?

Traduit et adapté par Nikola Radić (article original) Comment faire préférer le train ? Souvenons que la pas si lointaine année 2021 fut baptisée « Année européenne du rail ». En Serbie, cela a donné une énième occasion à Aleksandar Vučić de mettre en scène les succès à venir de son régime. Le chef de l’État a fièrement souligné que la ligne rapide Belgrade-Budapest serait « bientôt achevée » et qu’il ne faudrait plus que quatre heures pour relier les deux capitales, et à peine plus de 30 minutes pour faire Belgrade-Novi Sad. Mais ce court trajet vers le chef-lieu de la Voïvodine aura un coût loin d’être négligeable : 1000 dinars, soit environ 8,5 euros. (...)

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