Serbie : bombardements et guerre médiatique

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Le samedi saint, veille du grand congé de printemps de Pâques, les Belgradois ont renoncé aux chants et aux danses sur les places, mais pas aux rassemblements. Etoiles connues et inconnues du folklore local ont laissé la place aux artistes dramatiques, aux choeurs et aux chanteurs d’église.

Difficile de croire que dans un pays qui a derrière lui 50 ans de socialisme et un régime ayant blasphémé Dieu et le clergé, on sache encore que ce jour-là, il n’est convenable de se réjouir et de danser. On leur a simplement dit que c’était comme ça, et ils se tiennent paisiblement sur la Place de la République, dans le centre de Belgrade. Il y a quelques jours, le patriarche Pavle avait fait savoir que danses et chants étaient inopportuns, mais il n’a pas été entendu. Cette fois, la recommandation est venue de ceux qui ne se souciaient pas du samedi saint et de la joie de Pâques. Tous les médias électroniques de Serbie ont annoncé que chants et danses (...)

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