Serbie : après le boycott des élections, quel avenir pour l’opposition ?

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La stratégie de boycott des élections du 21 juin était-elle pertinente ? Marginalisée et totalement absente du nouveau Parlement, l’opposition n’aura plus aucun moyen de peser sur le pouvoir. Malgré la légitimité toute relative de ce dernier.

Traduit par Chloé Billon (article original) D’après les résultats des législatives du 21 juin, seul un des partis d’opposition qui siégeait dans le précédent Parlement sera présent dans le nouveau, à l’exception des mouvements des minorités nationales. « L’opposition a réussi à délégitimer le système des partis. Mais cela n’obstruera en rien le travail du prochain Parlement. On peut donc se demander ce qu’elle retire de cette auto-marginalisation », analyse Marko Kmezić, enseignant au Centre d’études sur l’Europe du Sud-Est de l’Université de Graz. Selon les dernières données de la Commission électorale républicaine (RIK), sur la base des 64,07% des (...)

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