Geox en Serbie : aussitôt arrivé, aussitôt reparti

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L’ouverture d’une usine Geox à Vranje avait été présentée comme le symbole du renouveau économique de la Serbie. En réalité, le groupe italien n’a fait qu’offrir des conditions de travail indignes, et il n’est resté aussi longtemps qu’il a été gorgé de subventions publiques : 9000 euros par emploi créé, et des salariés invités à porter des couches pour adultes, faute de temps de pause.

Traduit par Chloé Billon (article original) Début août, l’entreprise italienne Geox, par l’intermédiaire de son liquidateur judiciaire, a annoncé à ses employé.e.s qu’elle fermait son usine de Vranje et qu’elle quittait la Serbie, confirmant les rumeurs qui couraient depuis deux mois. Dans son communiqué, elle a invoqué comme principale raison de cette décision, outre la pandémie, le manque de rentabilité de l’usine, alors que les clients sont de plus en plus attirés par des « chaussures de sport modernes qui ne sont pas produites en Serbie ». Sur le panneau où était affiché ce communiqué, les ouvrier.ère.s ont été informé.e.s qu’ils pouvaient (...)

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