Roumanie : la dérive complotiste et autoritaire du parti au pouvoir

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Alors qu’il a pratiquement tous les pouvoirs, le Parti social-démocrate (PSD) de Liviu Dragnea, a adopté une résolution contre l’« État parallèle et illégitime » qui voudrait « décapiter » le gouvernement. Un vocabulaire qui rappelle celui des régimes autoritaires en Turquie et en Hongrie.

Par L.-M. Ilie et Fl. Cass. Vendredi 17 novembre, la direction du PSD, réunie à Băile Herculane, a adopté une résolution dénonçant l’« État parallèle et illégitime » qui se cacherait derrière la « soi-disant lutte anti-corruption » pour « harceler » voire « décapiter » le pouvoir politique « légitime ». « Anti-national et anti-citoyen, l’État parallèle est prêt à bloquer toutes les politiques publiques d’augmentation des revenus, de création d’emplois, de soutien au capital national ou de réforme de la justice », est-il écrit dans le texte. Le PSD a pourtant le contrôle du gouvernement, du Parlement et de la plupart des institutions du pays. En réalité, il (...)

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