Roumanie : voyage à Bașpınar, le village turc qui ne tient qu’à une fontaine

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Quand le monde finit, c’est là que commence Bașpınar. Au-delà, il y a la frontière bulgare. Pour y arriver, il faut aller tout au bout de l’Autostrada Soarelui (l’autoroute du soleil) et continuer encore plusieurs dizaines de kilomètres, dans le passé, à travers le communisme, l’Empire ottoman et l’Âge de pierre. Reportage dans un « musée oriental » à ciel ouvert.

Par Andrei Crăciun Dix voyages par jour à la fontaine On a rencontré Mahmut alors qu’il remplissait un bidon d’eau. En installant le bidon sur son vélo, il nous explique que c’est aussi la faute des gens, qui n’ont pas été assez insistants dans leur revendications. Car ils ont peur que les factures soient trop élevées, veut-il croire. En dépit de tous les inconvénients, l’accès à la fontaine est gratuit. Mahmut, lui, est contre l’eau courante, il n’en a pas besoin chez lui. Hussein a trois filles. L’aînée étudie à Ankara, elle est 4e année de « pédagogie quelque chose ». Tous les jours, ils se retrouvent sur Skype. Pas d’eau courante ici, mais (...)

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