Roumanie : « menace russe », militarisation et « démocratie illibérale »

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La Roumanie est l’un des premiers membres de l’Otan à consacrer 2% de son PIB à la défense. Au nom de la « menace russe », le Parlement n’a plus rien à dire sur les questions de sécurité, qui relèvent uniquement de l’exécutif, voire des services secrets. C’est ainsi que la militarisation croissante des sociétés d’Europe centrale et orientale participe à la dérive vers une « démocratie illibérale ». Et pas seulement dans la Hongrie de Viktor Orban.

Par Florin Poenaru Le 1er décembre, la Roumanie célébrait, comme chaque année, sa fête nationale, qui commémore le rattachement au pays de la Transylvanie. Il y a 99 ans, les régions annexées par l’Empire austro-hongrois et l’Empire russe avaient fusionné avec la « mère patrie » pour constituer la Grande Roumanie. Il va sans dire que, sans l’intervention de l’armée, il n’y aurait jamais eu de Grande Roumanie, et il est donc tout à fait normal que le clou de la célébration de la fête nationale soit une parade militaire. Le chauvinisme militaire est sans aucun doute un ingrédient habituel des fêtes nationales, pas seulement en Roumanie. La plupart (...)

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