Réfugiés Balkans | Les dernières infos • Grèce : une nouvelle loi pour accélérer les expulsions

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La route des Balkans reste toujours l’une des principales voies d’accès l’Union européenne, pour les exilés du Proche et du Moyen Orient, d’Afrique ou d’Asie. Alors que les frontières Schengen se ferment, Frontex se déploie dans les Balkans, qui sont toujours un « sas d’accès » à la « forteresse Europe ». Notre fil d’infos en continu.

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Grèce : une nouvelle loi pour accélérer les expulsions

13 mai - 18h30 : Un nouveau projet de loi porté par le gouvernement grec prévoit de renforcer les frontières et d’accélérer les procédures d’asile. Le texte offre aussi un cadre aux expulsions des personnes non éligibles à l’asile vers leur pays d’origine ou vers des "hubs de retour" dans des États situés hors des frontières de l’Union européenne. Ce texte s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre du Pacte européen sur l’asile et la migration, qui doit entrer en vigueur le 12 juin.

La loi, encore en consultation, devrait permettre aux autorités grecques de procéder à un « dépistage obligatoire » des nouveaux arrivants : vérification de l’identité, dépôt des données biométriques, contrôles de sécurité et de santé. Ensuite, les migrants seront transférés dans des structures en fonction de leur profil. Les personnes pouvant prétendre à l’asile, selon leur pays d’origine, seront transférées dans des centres de premier accueil déjà existants en Grèce (comme celui de Malakasa, près d’Athènes, par exemple).

Les exilés provenant de pays à faible taux de reconnaissance de la protection internationale en Grèce ou dont la demande est "manifestement infondée" seront placés dans des centres de détention en attendant leur éventuelle expulsion du sol grec. Le texte prévoit qu’un « acte de retour » soit immédiatement délivré afin d’organiser leur renvoi dans le pays d’origine le plus vite possible.

Nouvelle vague d’arrivées et d’embarcations interceptées en Grèce

12 mai - 8h45 : Ces derniers jours, plusieurs embarcations transportant des migrants ont été interceptées au sud des îles de Crète et de Gavdos. Ainsi, un patrouilleur de Frontex, l’agence européenne des frontières, a secouru 56 migrants à bord d’une embarcation au sud-est de Kaloi Limenes. Lors d’une opération distincte, un navire de sauvetage grec a récupéré 44 personnes à bord d’une embarcation située à environ huit milles nautiques de Psari Forada, selon le quotidien Ekathimerini, qui fait état d’une centaine d’arrivées de migrants lundi.

Tôt dimanche matin, selon un communiqué de presse des garde-côtes, 85 migrants (84 hommes et une femme) ont été découverts à environ 26 milles nautiques au sud de Gavdos. Un homme de 27 ans, originaire du Soudan du Sud, a été arrêté pour trafic d’êtres humains. D’après les autorités grecques, le groupe était parti de Tobrouk, dans l’est de la Libye.

Toujours dimanche, un autre groupe de 44 migrants (41 hommes et trois mineurs) a été repéré en mer à environ six milles nautiques au large de Kala Limenas, dans le sud de la Crète. Dans ce cas également, deux ressortissants sud-soudanais de 20 ans ont été identifiés par les autres migrants comme des passeurs qui les avaient transportés depuis Tobrouk, en Libye, contre rémunération, et ont été arrêtés. Ce groupe de migrants a déclaré aux autorités grecques qu’ils étaient partis le soir du 9 mai et qu’ils avaient payé entre 13 000 et 14 000 dinars libyens (environ 1747 et 1881 euros) pour effectuer le voyage.

Les données du HCR concernant les arrivées de cette semaine n’ont pas encore été mises à jour, mais en additionnant les arrivées signalées ce week-end, le nombre total d’arrivées de migrants depuis samedi s’élèverait à au moins 281 personnes.

Grèce : un migrant décède en mer Égée, 43 autres secourus par les gardes-côtes turcs

8 mai - 13h45 : Mercredi 6 mai dans la soirée, les autorités turques ont été averties "qu’une embarcation pneumatique transportant un groupe de migrants en situation irrégulière risquait de couler au large du district de Foça dans la province d’Izmir", situé à 30 km de l’île grecque de Lesbos, ont indiqué jeudi 7 mai dans un communiqué les gardes-côtes turcs.

Arrivées rapidement sur zone, les autorités sont parvenues à secourir 43 personnes, dont quatre se trouvaient à l’eau à l’arrivée des gardes-côtes. « Le corps d’un migrant en situation irrégulière a été repêché et un passeur présumé a été appréhendé », a assuré la garde côtière turque.

L’ONG norvégienne Aegean Boat Report (ABR), qui vient en aide aux migrants en détresse en mer Égée, pointe du doigt la Grèce. Elle affirme sur son compte X avoir reçu un appel d’urgence mercredi soir de migrants accusant les garde-côtes grecs d’avoir refoulé et endommagé leur embarcation.

Nouveau drame en Croatie : quatre morts dans des circonstances encore incertaines

5 mai - 22h : La police a indiqué avoir été informée dimanche de la présence d’un important groupe de migrants près de la ville de Karlovac, où elle a découvert les corps de quatre personnes, a rapporté Reuters lundi 4 mai. Quinze autres personnes ont également été découvertes dans la zone, aux alentours du village de Donje Prilisce, à 70 kilomètres au sud-ouest de Zagreb et à proximité de la frontière slovène.

Deux des personnes secourues étaient en mauvaise santé et ont été transportées à l’hôpital, mais leur pronostic vital n’est plus engagé. Les causes des décès n’ont pas encore été établies et les autorités n’ont pas communiqué l’identité ni la nationalité des victimes. Les enquêtes et les autopsies sont en cours. Les passagers auraient été transportés dans un camion de marchandises où ils auraient subi des « conditions inhumaines » et abandonnés à la frontière par le chauffeur qui a pris la fuite.

Les treize autres personnes découvertes par la police ont été transférés au Centre d’enregistrement des demandeurs de protection internationale de Dugi Dol. Il s’agit très probablement de ressortissants du Pakistan, du Soudan ou d’Égypte.

Slovénie : rebond des migrations irrégulières depuis le début de l’année

4 mai - 21h20 : Les migrations irrégulières étaient en baisse en Slovénie depuis plus de deux ans, mais de nouvelles données de la police révèlent une hausse de 40 % du nombre de cas au premier trimestre 2026. En effet, la police a traité 5921 cas d’entrée illégale de migrants sur le territoire au cours des trois premiers mois de 2026, contre 3576 à la même période l’an dernier.

Les ressortissants afghans représentent la majorité des cas cette année, avec 790 personnes concernées, contre 524 à la même période l’an dernier. Le nombre de cas impliquant des ressortissants égyptiens a plus que doublé pour atteindre 723, et on observe une forte augmentation du nombre de cas concernant des ressortissants soudanais : de seulement six au premier trimestre de l’année dernière à 605 à la même période cette année. On constate également une hausse notable du nombre de ressortissants népalais (442) et pakistanais (361).

Un ressortissant soudanais qui tentait de traverser la frontière croate en slovène par la rivière Kolpa s’est noyé cette semaine, selon la police de Ljubljana. Ce n’est pas le premier incident de ce type sur cette rivière du sud du pays, également prisée des nageurs et des adeptes du kayak.

Le 16 avril, des agents ont intercepté un groupe de sept Soudanais près de Grivac, dans la commune de Kostel, au sud du pays. Au cours de l’intervention, ils ont constaté qu’une autre personne du groupe avait été emportée par le courant. Son corps a été retrouvé noyé plus tard sur la rive croate.

Les statistiques de la police montrent également que 5336 migrants ont officiellement déclaré leur intention de demander l’asile en Slovénie au cours des trois premiers mois de l’année, soit 40 % de plus qu’à la même période l’an dernier. Cependant, seuls 461 ont effectivement déposé une demande de protection internationale, soit deux fois moins qu’à la même période l’an dernier.

La Libye s’attaque aux réseaux de trafiquants, la Grèce appelle à une coopération renforcée

29 avril - 19h : En Libye, les autorités intensifiet leurs efforts pour démanteler les réseaux de trafic d’êtres humains et de passeurs face à l’inquiétude internationale croissante suscitée par les flux migratoires irréguliers en Méditerranée, des routes qui, selon la Grèce, exercent une pression de plus en plus forte.

Un tribunal de Tripoli a ainsi condamné mardi 28 avril quatre membres d’un réseau criminel à des peines de prison allant de douze à 22 ans pour des crimes incluant le trafic de migrants, l’enlèvement contre rançon et la torture. Selon l’accusation, le groupe opérait le long du corridor côtier ouest, près de Zouwara, un point de départ connu des passeurs conduisant les migrants à tenter la périlleuse traversée de la Méditerranée vers l’Europe.

C’est dans ce contexte que Giorgos Gerapetritis, le ministre grec des Affaires étrangères, s’est rendu lundi à Tripoli pour s’entretenir avec son homologue libyen, Taher al-Baour. Les discussions ont porté sur le renforcement de la coopération en matière de lutte contre le trafic de migrants et de gestion des flux migratoires.

L’UE donne son aval aux centres de rétention italiens en Albanie

24 avril - 8h : Le protocole entre l’Italie et l’Albanie relatif aux centres de traitement des migrants pourrait être compatible avec le droit de l’Union européenne, à condition que les droits fondamentaux des personnes concernées soient « pleinement respectés ». Telle est la position exposée par l’avocat général Nicolas Emiliou devant la Cour de justice de l’Union européenne.

Cet avis, non contraignant pour les juges luxembourgeois mais souvent annonciateur de leur décision, constitue une étape clé dans l’appréciation juridique de l’accord signé le 6 novembre 2023 entre Rome et Tirana, l’un des piliers de la stratégie de Giorgia Meloni pour la gestion des flux migratoires.

Selon Nicolas Emiliou, le droit de l’UE n’interdit pas, en principe, à un État membre d’établir des centres de rétention administrative en dehors de son territoire. Cela signifie que l’Italie peut légalement créer et gérer des centres en Albanie, tout en conservant sa juridiction sur ces centres. Cependant, l’externalisation n’entraîne aucune dilution des obligations européennes. Au contraire, Rome demeure pleinement tenue de garantir toutes les garanties prévues par le régime d’asile européen commun et la directive « retour ».

Ces garanties comprennent le droit à une assistance juridique et linguistique, la possibilité de maintenir le contact avec les membres de la famille et les autorités compétentes, ainsi qu’une protection renforcée pour les mineurs et les personnes vulnérables, notamment en matière d’accès aux soins de santé et à l’éducation. De même, en cas de détention illégale, les autorités doivent agir « sans délai » pour mettre fin à la détention, y compris en transférant les migrants vers l’Italie si nécessaire.

Grèce : arrestations de passeurs supposés près de la frontière turque

22 avril - 16h45 : Un homme, qui transportait onze migrants entassés dans sa voiture, a été interpellé à la frontière terrestre avec la Turquie lundi 20 avril. Selon un communiqué de la police, relayé par le quotidien grec Ekathimerini, l’homme a été arrêté dans la région des Rhodopes et se dirigeait vraisemblablement vers Thessalonique, la principale ville voisine. Un deuxième homme a été arrêté lundi également, dans la région d’Évros, avec trois migrants à bord. Les deux véhicules ont été saisis, précise Ekathimerini.

D’après les données du Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR), 1784 migrants sont entrés en Grèce par sa frontière terrestre avec la Turquie depuis le début de l’année. La nationalité la plus représentée parmi les migrants entrant en Grèce par voie maritime et terrestre est celle des Soudanais, suivis des Afghans, des Égyptiens, des Yéménites et des Somaliens.

La Bosnie-Herzégovine suspend provisoirement les visas pour les pays du Golfe

15 avril - 16h20 : Le Conseil des ministres de Bosnie-Herzégovine a temporairement suspendu ce 15 avril l’obligation de visa pour les citoyens d’Arabie saoudite, d’Oman et de Bahreïn du 1er juin au 30 septembre. Cette décision vise à soutenir le secteur du tourisme pendant la saison estivale.

La suspension temporaire des visas s’applique exclusivement à la période estivale, où la Bosnie-Herzégovine accueille traditionnellement un grand nombre de touristes en provenance des pays du Golfe. Cependant, cette décision intervient alors que la politique de visas de la Bosnie-Herzégovine fait l’objet d’un contrôle accru de la part de l’Union européenne.

Selon le dernier rapport de la Commission européenne, en 2025, la Bosnie-Herzégovine était le seul pays des Balkans occidentaux à avoir aggravé son non-respect de la politique de visas de l’UE, principalement en maintenant et en étendant le régime d’exemption de visa pour les pays dont les citoyens doivent être munis d’un visa pour entrer dans l’espace Schengen. Au lieu d’instaurer un système de visas, la Bosnie-Herzégovine continue d’accorder l’exemption de visa aux citoyens de Russie, de Chine, de Turquie, d’Azerbaïdjan, du Koweït et du Qatar.

Grèce : cinq passeurs présumés arrêtés sur l’île de Samos

5 avril - 14h45 : Cinq personnes soupçonnées d’appartenir à un réseau de passeurs de migrants en provenance des côtes turques voisines, ont été arrêtées sur l’île de Samos, ont annoncé dimanche les autorités locales. Selon un communiqué des garde-côtes, ces arrestations font suite à la découverte, lundi, près de Kallithea à Samos, de 34 migrants transportés à bord d’un hors-bord par deux hommes qui avaient trouvé refuge sur l’île grecque après avoir été empêchés de retourner en Turquie.

Après coopération avec les services de renseignement turcs, les deux hommes, âgés de 34 et 26 ans, ont été arrêtés samedi, précise le communiqué. Trois autres hommes, de nationalités turque, syrienne et irakienne, âgés de 45, 24 et 43 ans, ont été arrêtés pour complicité présumée avec les deux suspects. Ils leur auraient fourni abri, vivres et moyens de transport pendant qu’ils se cachaient des autorités. Les cinq suspects seraient membres d’une organisation criminelle qui faisait transiter systématiquement des migrants de Turquie vers la Grèce par voie maritime.

Croatie : 30 migrants en hypothermie secourus sur les rives inondées de la Save

2 avril - 12h : Le ministre croate de l’Intérieur, Davor Božinović, a confirmé que 30 ressortissants afghans, pakistanais, indiens et bangladais avaient été secourus mercredi 1er avril au petit matin sur les rives de la Save grâce à une intervention d’urgence, alors qu’ils tentaient de franchir illégalement la frontière entre la Bosnie-Herzégovine et la Croatie. Ils ont été retrouvés dans une zone extrêmement inaccessible et inondée entre Štitare et Babina Greda, tous au bord de l’hypothermie.

« Huit migrants ont été hospitalisés à Vinkovci, Vukovar et Slavonski Brod, tandis que les autres font l’objet de procédures administratives au commissariat de police de Županja afin de déterminer leur identité et les circonstances de leur traversée », a précisé le ministre, ajoutant que les hélicoptères et drones de la police n’avaient repéré aucune autre personne dans l’eau pour le moment, mais que les services de secours en montagne croates poursuivaient leurs recherches à pied dans la zone afin d’écarter tout soupçon de présence de personnes encore présentes.

Trente membres des garde-côtes croates, basés à Vinkovci, Osijek, Slavonski Brod et Orahovica, sont déployés sur le terrain. Ces équipes sont spécialisées dans les opérations de recherche et de sauvetage en milieu aquatique et en zone inondée. Des agents du ministère de l’Intérieur effectuent des recherches aériennes à l’aide de drones, et une équipe de la Croix-Rouge croate a rejoint les opérations sur l’eau.

Turquie : 19 morts après le naufrage d’un canot pneumatique au large de Bodrum

1er avril - 11h40 : Au moins 19 migrants sont morts noyés dans le naufrage d’un canot pneumatique au large de Bodrum dans l’ouest de la Turquie. Les gardes-côtes ont annoncé que les opérations de recherches étaient toujours en cours mais qu’ils avaient secouru 20 personnes vivantes.

Ils ont aussi déclaré que ce naufrage faisait suite à leur tentative d’arrêter le canot. « Le bateau pneumatique, qui continuait à filer à toute vitesse malgré les avertissements visuels et sonores lancés par le navire de la Garde côtière turque arrivé sur les lieux de l’incident, n’a pas obéi aux avertissements, a pris l’eau et a coulé en raison des conditions météorologiques et maritimes difficiles », explique le communiqué des gardes-côtes.

Grèce : 22 morts en six jours d’errance d’un pneumatique vers la Crète

30 mars - 19h30 : 22 migrants sont morts au bout de six jours d’errance de leur embarcation pneumatique en mer Méditerranée et leurs corps ont été jetés à l’eau, ont annoncé vendredi soir les gardes-côtes grecs. Le canot dans lequel ils se trouvaient étaient partis de l’est de la Libye avec l’espoir de rejoindre la Crète. Seules 26 personnes ont pu être secourues.

Deux personnes ont été transportées à l’hôpital d’Héraklion, chef-lieu de la Crète. D’après les rescapés, 22 exilés sont morts durant la traversée de la Méditerranée. Leurs corps auraint été « jetés à la mer sur ordre d’un des passeurs », signalent les gardes-côtes.

Fabrice Leggeri, l’ancien patron de Frontex, poursuivi pour complicité de crimes contre l’humanité

25 mars - 8h30 : L’ancien directeur de Frontex, l’agence européenne chargée du contrôle des frontières, est accusé par des ONG d’avoir encouragé entre 2015 et 2022 une politique migratoire brutale et illégale, qui a déjà fait l’objet de plusieurs plaintes.

Deux ans après la plainte de la Ligue des droits de l’homme (LDH) visant l’actuel eurodéputé Rassemblement national et ancien patron de Frontex, l’agence européenne du contrôle des frontières, des investigations ont été ouvertes en France sur décision de la cour d’appel de Paris, le 18 mars. Un juge d’instruction sera bientôt saisi pour enquêter sur l’ancien chef de l’agence européenne, accusé de complicité de crimes contre l’humanité et de torture.

Croatie : un réseau de trafiquants poursuivis devant le tribunal de Split

21 mars - 14h : Huit personnes, sept Croates et un Pakistanais, sont poursuivis devant le tribunal de district de Split, pour organisation d’une organisation criminelle de trafic d’êtres humains. Ils sont accusés d’avoir transporté illégalement des ressortissants étrangers en Croatie, puis vers d’autres États membres de l’Union européenne.

Le principal accusé est inculpé d’avoir organisé un réseau de transport d’un grand nombre d’étrangers dans les régions de Split, Dugopolje, Trogir, Zadar et d’autres localités croates, du 5 janvier au 17 septembre 2025, dans le but d’en tirer d’importants profits. Selon l’acte d’accusation, il aurait mis en relation les autres accusés et leur aurait donné des instructions pour le transport de migrants entrant illégalement en Croatie depuis la Bosnie-Herzégovine.

Après avoir franchi illégalement la frontière croate avec l’aide du huitième accusé, un ressortissant pakistanais, les autres membres du groupe venaient les chercher en voiture, conformément aux instructions reçues. Leur tâche consistait à transporter les étrangers vers des lieux convenus à l’avance, le plus souvent dans les régions de Split, Dugopolje, Trogir et Zadar. Pour chaque transport effectué, le premier accusé versait aux autres accusés entre 100 et 1000 euros par étranger. L’USKOK soupçonne ainsi qu’ils ont transporté au moins 624 étrangers en 137 voyages. On estime qu’ils ont ainsi réalisé des profits illégaux d’au moins 297 180 euros, qu’ils se sont ensuite partagés en fonction de leur rôle dans le réseau.

La droite et l’extrême-droite s’allient au Parlement européen pour durcir le « règlement retour »

11 mars - 15h45 : Avec une alliance de la droite et de l’extrême droite provoquée par l’eurodéputé français François-Xavier Bellamy (PPE), le Parlement européen a donné lundi un premier feu vert à un texte durcissant la politique des expulsions des étrangers en situation irrégulière dans l’Union européenne. Au programme de ce « Règlement retour » : allongement de la durée de rétention de 18 à 24 mois, création des fameux « hubs retour », enfermement possible des mineurs isolés et des familles avec enfants.

Les mesures votées sont :

 l’ouverture de « hubs de retour » dans des pays hors des frontières de l’Union européenne, où seraient envoyés les migrants déboutés de l’asile et détenteurs d’une Obligation de quitter le territoire (OQT).

 les expulsions pourront se faire vers des « pays tiers sûrs » avec lequel l’étranger n’a parfois aucun lien. « Ce règlement permettrait également le retour dans un pays qui accepte d’accueillir la personne sur la base d’un accord conclu avec un État membre de l’UE ou avec l’UE », peut-on lire dans le communiqué officiel du Parlement. Les mineurs non accompagnés ne sont pas concernés. Mais les familles, si.

 un allongement de la rétention de 18 mois à 24 mois, même si les "départs volontaires" seront encouragés en premier lieu, précise le texte. Cet allongement de la rétention pourrait être dans certains cas illimité. « Les États membres peuvent prolonger la détention des ressortissants de pays tiers identifiés comme présentant un risque pour la sécurité [...] pour une durée supérieure à la durée maximale », lit-on dans le texte.

 l’enfermement des mineurs non accompagnés et de familles avec enfants en centre de rétention est autorisé : mais ce placement doit se faire « en dernier recours et pour la durée la plus courte possible, en tenant compte de l’intérêt supérieur de l’enfant », précise le texte.

 un durcissement de la rétention : les étrangers sans-papiers « peuvent être placés en détention, par exemple s’ils ne coopèrent pas, présentent un risque de fuite, constituent un risque pour la sécurité ou pour tout autre motif pertinent empêchant leur éloignement en temps utile ? »

 une interdiction d’entrée sur le sol européen de façon permanente.

Grèce : 14 morts dans une nouvelle collision avec un bateau des gardes-côtes

10 mars - 15h : Lundi 9 mars vers 6h du matin, une collision entre un navire de la garde côtière turque et un canot de migrants en mer Égée a causé la mort d’au moins quatorze exilés au large des côtes de Finike, dans la province d’Antalya au sud-ouest de la Turquie. « Malgré les avertissements [des autorités turques demandant aux exilés de s’arrêter], le bateau de migrants a continué de fuir à grande vitesse », indiquent les gardes-côtes dans un communiqué. Le canot de migrants aurait « aoudainement frappé le bateau de la garde-côtière » et se serait écrasé.

« À la suite de l’impact, plusieurs personnes sont alors tombées dans l’eau : six exilés et "un contrebandier turc » ont été secourus. Quatorze corps ont été récupérés en mer, précisent les gardes-côtes. Par ailleurs, quinze migrants, qui tentaient de rejoindre la terre ferme à bord du canot, ont été arrêtés. La plupart sont originaires d’Afghanistan.

Lundi, les opérations de recherche se sont poursuivies pour tenter de retrouver des personnes disparues, en vain. Les autorités n’ont cependant pas précisé le nombre de personnes qui se trouvaient à bord de l’embarcation mais a annoncé que la majorité des ressortissants, dont des femmes et des enfants, sont originaires d’Afghanistan. Une enquête a été ouverte et six suspects ont été arrêtés, signalent encore les gardes-côtes dans leur communiqué.

Un mois plus tôt, un incident similaire s’est produit au large de l’île grecque de Chios, en mer Égée. Le 3 février, quinze migrants, dont quatre femmes, ont trouvé la mort après une violente collision entre leur embarcation de fortune et le patrouilleur des gardes-côtes grecs.

La Croatie veut construire une nouveau centre fermé sur la frontière avec la Bosnie-Herzégovine

8 mars - 19h15 : Les autorités croates ont annoncé leur intention de construire un centre d’accueil pour migrants sur le site d’une ancienne base aérienne militaire dans le village de Ličko Petrovo Selo, en Lika, près du Parc national des lacs de Plitvice et tout près de la frontière avec la Bosnie-Herzégovine. Actuellement, la Croatie dispose de deux centres d’accueil pour demandeurs d’asile : l’un à Zagreb, la capitale, et l’autre à Kutina. La capacité d’accueil totale est de 900 places, dont 600 à Zagreb et 300 à Kutina.

Ce projet suscite l’opposition d’élus et de riverains des deux côtés de la frontière. Dimanche 22 février, d’après la télévision croate HRT, un rassemblement a eu lieu dans le village voisin de Korenica, les manifestants craignant que le centre ne nuise au tourisme local. Des habitants de Bosnie-Herzégovine auraient également rejoint les protestations.

Cette semaine, l’agence européenne Frontex a annoncé le renforcement de sa présence en Bosnie-Herzégovine afin de mieux gérer les flux migratoires à ce carrefour stratégique sur la route des Balkans. Frontex avait déjà déployé 80 agents en Bosnie-Herzégovine suite à l’annonce, l’automne dernier, d’un renforcement de sa présence dans cette zone. D’après le Brussels Times de mercredi 4 mars, ce nombre devrait désormais atteindre 116 agents.

En 2025, 80 000 migrants ont été refoulés aux frontières extérieures de l’UE

3 mars - 16h15 : Selon un rapport d’une coalition d’ONG européennes, plus de 80 000 refoulements ont eu lieu aux frontières extérieures de l’Union européenne durant l’année 2025. Ce chiffre est en baisse de 34 % par rapport à 2024.

Les ONG estiment que cette baisse est liée à l’augmentation des interceptions avant l’arrivée des migrants aux frontières européennes. Elles citent notamment l’augmentation des interceptions en mer Méditerranée par les gardes-côtes libyens. « Au moins 26 635 personnes ont été interceptées en mer et ramenées de force en Libye en 2025, selon les derniers chiffres de l’Organisation internationale pour les migrations (OIM). En 2024, 21 762 personnes avaient été interceptées en mer et ramenées en Libye. En 2023, elles étaient 17 190 », note le rapport. Ce nombre d’interceptions montre que l’UE « met fortement l’accent sur l’externalisation et la gestion des migrations par le biais d’accords avec des pays tiers ».

Quatre morts et 26 disparus dans un naufrage entre Tobrouk et la Crète

2 mars - 18h30 : Le Haut-commissariat des Nations unies aux réfugiés (HCR) a annoncé dimanche 1er mars un « accident » au large de la Crète. « Quatre personnes seraient décédées, 20 ont été secourues à ce stade et quelque 26 autres sont portées disparues », au sud de l’île grecque, a affirmé l’agence onusienne sur le réseau social X en fin d’après-midi. Dans la matinée, le HCR avait dans un premier temps évoqué sur sa page Facebook que 17 migrants avaient survécu au naufrage de ce canot, survenu au large de Tobrouk (est de la Libye), chargé de 31 personnes, avant de revoir ses chiffres à la hausse.

Croatie : la police déjoue plusieurs cas de trafic de migrants

1er mars - 15h30 : La police de Sisak-Moslavina a déjoué deux affaires de trafic de migrants, les 25 et 26 février. Les suspects, un Ukrainien de 44 ans, un Croate de 20 ans et un Serbe de 27 ans, ont été placés en détention. Le 24 février, dans le secteur de Karlovac, les forces de l’ordre ont déjoué trois autres affaires de trafic de migrants : trois hommes, un Britannique, un Ukrainien et un Croate, ont été arrêtés, soupçonnés d’avoir transporté des étrangers entrés illégalement en Croatie.

Chinois : au moins un mort sur la frontière entre la Bosnie-Herzégovine et la Croatie

25 février - 18h45 : Un migrant est décédé et plusieurs autres sont portés disparus après le naufrage d’une embarcation sur la rivière Una, à la frontière entre la Croatie et la Bosnie-Herzégovine. La police croate a indiqué que l’incident s’est produit tôt lundi matin 23 février, à 90 kilomètres au sud-est de Zagreb, dans la région de Hrvatska Kostajnica. Des témoins ont déclaré avoir entendu des appels au secours provenant de la rivière Una, a ajouté la police.

À leur arrivée sur les lieux, les secours ont constaté le décès d’un homme, rapporte l’AFP. Ils ont pu secourir deux autres personnes, dont un ressortissant chinois. Un ressortissant bosnien a ensuite été arrêté, soupçonné de trafic de migrants. Les équipes de secours ont poursuivi leurs recherches sur la rivière. Selon les médias locaux, au moins huit personnes se trouvaient à bord au moment du naufrage. La nationalité des personnes à bord n’a pas encore été communiquée. Cependant, le site croate Index a rapporté, selon l’agence de presse Associated Press (AP), la présence possible de sept ou huit ressortissants chinois à bord. Cette information n’a pas été confirmée par la police.

Italie : l’État condamné à dédommager un migrant transféré en Albanie

16 février - 11h15 : Pour la première fois, la justice italienne a condamné le ministère de l’Intérieur à indemniser un migrant transféré à son insu d’Italie vers le centre de rétention de Gjadër. Il s’agit d’un ressortissant algérien de 50 ans, en Italie depuis 19 ans, père de deux enfants qu’il a eus avec sa compagne italienne, mais sans titre de séjour valide. Raison pour laquelle il a été placé, en avril 2025, au sein d’un centre de rétention dans le nord-est du pays, non loin du domicile familial.

On lui a ensuite annoncé, sans décision écrite et motivée, qu’il serait emmené dans un autre centre, situé dans le sud de l’Italie. En réalité, il a été a transféré, menottes aux mains, par la Marine militaire vers le centre de rétention de Gjadër, en Albanie. Il a réussi à en informer son avocat, qui a déposé un recours.

Résultat : le tribunal de Rome a ordonné la remise en liberté de cet homme et a successivement condamné le ministère de l’Intérieur pour transfert illicite à verser une indemnisation de 700 euros. Cette décision de justice, sans précédent, représente indéniablement une nouvelle épine dans le pied de la politique migratoire du gouvernement de Giorgia Meloni.

Trois morts dans un naufrage en mer Égée au large de la Turquie

13 février - 14h10 : Trois personnes sont mortes et quatre portées disparues après le naufrage jeudi 12 février dans la matinée d’une embarcation de migrants en mer Égée, au large de la Turquie, ont annoncé les gardes-côtes turcs. 38 passagers ont pu être secourus, ont précisé les autorités turques dans un communiqué. Leur canot pneumatique avait pris l’eau avant l’aube au large du district de Foça (ouest), au nord de la grande ville d’Izmir. Les plages du district de Foça sont situées à une trentaine de kilomètres de la grande île grecque de Lesbos.

« Les opérations de recherche se poursuivent pour retrouver les quatre migrants en situation irrégulière portés disparus », ont indiqué les gardes-côtes turcs, qui ont dépêché plusieurs navires et hélicoptères.

Naufrage de Chios : le gouvernement grec menace, mais sa version du drame prend l’eau

11 février - 17h15 : « Ne déformez pas mes propos, vous pourriez un jour en subir les conséquences légales ! » Cette menace a été proférée lundi 9 février par le porte-parole du gouvernement grec au journaliste indépendant Christos Avramidis, qui l’interrogeait sur le naufrage du 3 février, où quinze migrants ont trouvé la mort. « Lorsque les autorités répondent aux questions par des menaces, c’est la preuve la plus flagrante que notre démocratie traverse une crise » a dénoncé le Pasok (opposition).

Alors que le gouvernement menace des journalistes mais aussi des ONG, la version officielle du drame prend l’eau. En effet, la plupart des quinze migrants afghans décédés au large de l’île de Chios, lors d’une collision entre leur embarcation et un patrouilleur des garde-côtes, sont morts de traumatismes crâniens et non pas de noyade, selon les résultats d’autopsie vus par l’agence Reuters.

Selon les garde-côtes, l’embarcation des migrants naviguait sans feux de navigation et a ignoré les sommations de s’arrêter. Ils affirment que l’embarcation a brusquement changé de cap et heurté le patrouilleur. Cependant, les témoignages de cinq survivants contredisent la version officielle. Ils déclarent que les garde-côtes n’ont donné aucun avertissement préalable et que l’embarcation n’a pas changé de cap. Des plongeurs ont par la suite retrouvé des corps à l’intérieur de l’embarcation.

Le Parlement européen adopte deux textes sur les pays « sûrs » et l’externalisation de l’asile

10 février - 17h30 : Le Parlement européen a adopté mardi deux textes phares durcissant la politique migratoire. Ils permettront notamment aux États membres de l’Union européenne de renvoyer des demandeurs d’asile vers des pays dont ils ne sont pas originaires, mais que l’Europe considère comme « sûrs ».

Le premier concerne l’établissement d’une nouvelle liste de pays tiers considérés comme « sûrs » par l’Union européenne (UE). Il s’agit du Kosovo, du Bangladesh, de la Colombie, de l’Égypte, de l’lnde, du Maroc et de la Tunisie. Cette liste avait été proposée en avril 2025. Elle a donc été définitivement adoptée par le Parlement mardi. Ces pays sont considérés « comme des pays sûrs pour leurs propres ressortissants » Les demandeurs d’asile de ces pays verront leur dossier examiné de « façon accélérée ». En cas de rejet, leur expulsion devrait être aussi plus rapide.

Le Parlement rappelle toutefois que certaines catégories de personnes restent vulnérables même dans des pays dits sûrs. « Il convient d’accorder une attention particulière aux demandeurs qui se trouvent dans une situation particulière dans ces pays, tels que les personnes LGBTQI, les victimes de violences sexistes, les défenseurs des droits de l’homme, les minorités religieuses et les journalistes », précise le Parlement dans ses conclusions, qui rappelle aussi que les pays « candidats à l’adhésion à l’UE » comme l’Albanie, la Turquie, la Serbie, la Bosnie-Herzégovine, la Géorgie ou le Monténégro sont « présumés sûrs ».

Par ailleurs, les États membres de l’UE pourront renvoyer des demandeurs d’asile vers des pays dont ils ne sont pas originaires mais que l’Europe considère comme « sûrs ». « De nouvelles conditions permett[ent] aux États membres de l’UE de décider si un pays est sûr pour les demandeurs qui ne sont pas ressortissants de ce pays [...] Les pays européens pourront conclure des accords avec des pays tiers dans lesquels les demandes de protection seront examinées. »

Le Commissaire européen Magnus Brunner soutient l’accord Italie-Albanie

10 février - 14h15 : Lors d’un récent déplacement au Monténégro et en Albanie, le commissaire européen à la migration, Magnus Brunner, a confirmé que l’accord italo-albanais, visant à créer une plateforme de retour en Albanie, était conforme aux nouvelles règles de l’UE en matière de migration et d’asile. « En 2025, l’UE a démontré sa capacité à tenir ses engagements en matière de migration », a déclaré le commissaire Magnus Brunner lors d’un entretien avec Euronews Albania, publié le 7 février. « Nous mettons actuellement en œuvre la plus grande réforme en matière de migration et d’asile jamais entreprise en Europe », a-t-il ajouté, faisant référence au déploiement du nouveau pacte qui débutera dans le courant de l’année.

« Cette réforme prévoit également de nouvelles règles pour les personnes n’ayant pas le droit de séjourner dans l’UE. L’année dernière, seule une personne sur cinq ayant reçu un ordre de quitter le territoire est rentrée. C’est inacceptable. C’est pourquoi nous avons proposé un ensemble ambitieux de nouvelles règles, déjà approuvées par les États membres de l’UE. »

Interrogé sur la coopération albanaise avec l’UE en matière de gestion des migrations, Magnus Brunner a déclaré : « les chiffres parlent d’eux-mêmes : une réduction de 95 % des arrivées illégales sur la route des Balkans occidentaux, l’Albanie étant le premier pays candidat à l’élargissement à avoir adopté, en janvier 2026, un plan d’action Schengen, et la mise en œuvre d’une feuille de route pour l’harmonisation des visas en novembre 2025. Tous ces engagements ouvrent la voie à l’adhésion à l’UE et à l’intégration au plus vaste espace de libre circulation au monde. »

La police croate encore accusée de pratiquer des pushbacks vers la Bosnie-Herégovine

9 février - 16h : Les médias bosniens rapportent que des membres de la police croate des frontières de Donji Laplac ont transféré illégalement, dimanche matin, dix migrants égyptiens vers la Bosnie-Herzégovine. Ceux-ci auraient subi des violences physiques avant leur transfert, ils ont été transférés en Bosnie-Herzégovine pieds nus, vêtus de manière inappropriée, sans aucun document officiel et sans que la procédure légale ne soit respectée.

Les portails d’information bosniens affirment qu’il s’agit de la poursuite de la politique de refoulement, qui consiste à renvoyer illégalement en Bosnie-Herzégovine des migrants ayant trouvé refuge en Croatie, sans procédure de réadmission régulière ni évaluation individuelle de leur situation. Cette pratique est dénoncée depuis des années par de nombreuses organisations internationales de défense des droits humains, qui mettent en garde contre des violations systématiques des droits des migrants aux frontières extérieures de l’Union européenne.

Le ministère de l’Intérieur croate a rejeté ces allégations, expliquant que deux groupes de migrants auraient tenté d’entrer illégalement en Croatie dans la zone du poste de police des frontières de Gornji Lapac pendant la nuit, mais que dès qu’ils ont aperçu les patrouilles de la police croate, ils se seraient repliés sur le territoire de la Bosnie-Herzégovine.

Nouvelles arrivées en Crète

8 février - 14h30 : Les autorités crétoises ont annoncé dimanche que 27 migrants supplémentaires avaient atteint les côtes sud de l’île après une longue et périlleuse traversée depuis l’Afrique du Nord. Les garde-côtes ont précisé que l’un d’eux a dû être hospitalisé pour une raison non précisée. Les 26 hommes et la femme ont été découverts samedi sur la plage de Psari Forada, près de Kali Limenes.

Un Soudanais de 21 ans, a été arrêté, soupçonné d’être le pilote de l’embarcation et d’appartenir à un réseau de passeurs ayant organisé le voyage depuis Tobrouk, dans l’est de la Libye. Les garde-côtes ont précisé que l’embarcation avait quitté la Libye mardi soir.

La Crète est devenue une étape incontournable sur la route migratoire reliant la Libye à l’Europe. Plus de 300 personnes y sont arrivées depuis le début de l’année, selon les données des Nations Unies. Vendredi, un groupe de 43 migrants, majoritairement mineurs, a été secouru à bord d’une petite embarcation au sud de la Crète.

Deux morts sur la frontière entre Grèce et Turquie

8 février - 10h : Deux hommes, vraisemblablement des migrants, ont été retrouvés morts dans la nuit de samedi à dimanche près de la ville de Didymoteicho, dans la région frontalière de l’Évros. La chaîne de télévision publique ERT a indiqué que les deux hommes, âgés d’une trentaine à une quarantaine d’années, ont été découverts près des rives de l’Évros, fleuve qui sépare la Grèce et la Turquie et dont le niveau est actuellement en crue suite aux fortes pluies. Transportés à l’hôpital tôt dimanche matin, leur décès a été constaté.

La police enquête sur l’affaire et une autopsie a été ordonnée afin de déterminer les causes de leur mort. L’Évros atteint une profondeur d’environ six mètres à l’endroit où les corps ont été retrouvés, et les températures sont très basses pour la saison.

La Cour européenne de Justice condamne la Serbie pour l’expulsion de réfugiés afghans

5 février - 21h45 : La Cour européenne des droits de l’homme de Strasbourg (CEJ) a jugé le 3 février que la Serbie avait violé les droits humains de plus de vingt demandeurs d’asile afghans, expulsés de nuit vers la Bulgarie en 2017. La Cour constitutionnelle de Serbie s’est également prononcée sur cette affaire en 2020, concluant que des policiers avaient traité ces demandeurs d’asile afghans, dont quatre enfants de moins de cinq ans et trois de moins de sept ans, de manière inhumaine.

En février 2017, la police serbe avait arrêté des migrants afghans à la frontière bulgare, les soupçonnant de franchissement illégal de frontière, et les avait placés en détention. Ils ont ensuite été présentés devant un juge d’instruction à Pirot, dans le sud-est de la Serbie, où ils ont déposé une demande d’asile. Les poursuites engagées contre eux ont alors été suspendues. La police a reçu l’ordre de délivrer à chacun un certificat de déclaration d’intention de demander l’asile, afin qu’ils puissent être orientés vers un centre d’accueil pour demandeurs d’asile. Malgré cela, des policiers les ont escortés jusqu’à la frontière de nuit et les ont expulsés vers la Bulgarie.

La CEJ a constaté que les requérants avaient été détenus en Serbie dans des conditions indignes. La Cour a également partagé l’avis de la Cour constitutionnelle de Serbie selon lequel les conditions de leur expulsion de Serbie constituaient un « traitement inhumain et dégradant ». (Les demandeurs d’asile) « ont affirmé que l’expulsion avait été effectuée de nuit, par basses températures, et qu’elle avait impliqué l’usage d’une force physique excessive », indique l’arrêt.

La Cour a également constaté que les demandeurs d’asile avaient été expulsés vers la Bulgarie sans procédure adéquate permettant de vérifier s’ils auraient accès à une procédure d’asile appropriée en Bulgarie. La CEJ a condamné la Serbie à verser cinq mille euros, plus les frais de justice, à deux demandeurs d’asile, car seuls deux d’entre eux étaient restés en contact avec la Cour.

Grèce : un Marocain arrêté après la meurtrière collision avec les garde-côtes

5 février - 15h45 : Un Marocain de 31 ans a été arrêté mercredi soir sur l’île de Chios a annoncé jeudi 5 février la garde côtière grecque. L’homme, actuellement hospitalisé, a été désigné par des rescapés afghans comme étant un passeur. Il va être présenté jeudi à un juge d’instruction pour « facilitation d’entrée illégale sur le territoire grec », « refus d’obtempérer » et « provocation de naufrage ».

Mardi soir, une violente collision entre un patrouilleur des gardes-côtes grecs et une embarcation de migrants près de Chios a causé la mort d’au moins quinze exilés. Vingt migrants, dont dix enfants, sont par ailleurs toujours hospitalisés. Deux femmes enceintes ont perdu leur fœtus dans l’accident, selon la presse grecque.

Selon Thanos Plevris, le ministre des Migrations, issu de l’extrême droite, « les gardes-côtes ont repéré le bateau des migrants et lui ont ordonné de s’arrêter mais les passeurs ont fait un virage pour s’échapper et ont percuté le patrouilleur ». Les migrants étaient à bord « d’une vedette à grande vitesse sans feux de navigation dont le pilote n’avait pas obtempéré aux signaux lumineux et sonores des gardes-côtes », indique par ailleurs un communiqué de la police qui précise : « il a fait demi-tour et la vedette est entrée en collision avec le flanc droit du patrouilleur des gardes-côtes (...) et, sous la violence de l’impact, la vedette des migrants a chaviré et coulé. »

Grèce : au moins quinze morts dans la collision d’un canot avec un bateau des garde-côtes

4 février - 18h : Quinze migrants, dont quatre femmes, ont été tués mardi 3 février dans la soirée dans la collision de leur embarcation avec un bateau des gardes-côtes grecs au large de l’île de Chios, en mer Égée. « En raison de la violence de la collision, le canot a chaviré et coulé, entraînant la chute de tous ses passagers dans la mer », précise le communiqué des garde-côtes.

Deux gardes-côtes grecs ont été transférés à l’hôpital général de Chios, ainsi que 25 migrants secourus. Parmi les blessés figurent onze mineurs et sept femmes. Une des femmes est décédée par la suite. Les rescapés sont des ressortissants afghans, a indiqué Christos Tsiachris, président de l’hôpital de Chios, cité par la télévision publique Ert. Quatorze corps (onze hommes et trois femmes) ont été sortis de l’eau par les secours. « Les dépouilles ont été transportées par les bateaux de sauvetage au port, puis à l’hôpital Skylitseio pour y subir une autopsie », précisent les autorités.

Le nombre total de migrants à bord n’est pas pour l’instant connu et une opération de sauvetage au large de Chios avec cinq patrouilleurs et un hélicoptère de la police portuaire est en cours ce mercredi matin pour tenter de retrouver les personnes portées disparues.

La Grèce va ouvrir trois centres d’accueil en Crète

3 février - 19h : Le ministre grec des Migrations, Thanos Plevris, a annoncé, lundi 2 février, que trois centres pour migrants allaient prochainement ouvrir en Crète. Le premier sera construit à l’est de l’île, dans la zone industrielle d’Héraklion ; le second à l’ouest, dans l’ancien centre d’exposition de la Canée, qui sert déjà de structure d’accueil. Les deux sites, temporaires en fonction du flux migratoire, devraient être opérationnels d’ici le printemps prochain, a précisé le ministre. Le troisième sera permanent, sa localisation n’a pas été précisée.

La Crète, confrontée à une forte hausse des arrivées de migrants l’an dernier, ne dispose pas de centres d’accueil. Les exilés qui viennent de débarquer peuvent passer quelques nuits sur l’île avant d’être rapidement transférés en Grèce continentale. Dans ces trois nouveaux sites, les autorités procéderont à un examen de la situation du demandeur d’asile. Les personnes dont la demande de protection a peu de chances d’aboutir, selon les critères d’Athènes, seront transférées dans des centres de détention en attendant le traitement accéléré de leur dossier, puis leur éventuelle expulsion du territoire grec. Les autres seront prises en charge dans le système d’accueil classique des demandeurs d’asile.

Le gouvernement vise particulièrement les ressortissants d’Égypte, du Pakistan et du Bangladesh. « La plupart n’ont pas le droit à l’asile », a insisté Thanos Plevris. La Grèce est par ailleurs en pourparlers avec ces trois États pour faciliter le retour de ces migrants dans leur pays d’origine. En 2025, près de 20 000 exilés sont arrivés en Crète et sur la petite île voisine de Gavdos, contre un peu plus de 5000 en 2024, soit une hausse de plus de 200 %. Parmi ces personnes, 7 300 étaient originaires du Soudan, plus de 7000 d’Égypte et 3500 du Bangladesh, d’après les données du ministre des Migrations.

Un important réseau de trafiquants démantelé en Bulgarie

30 janvier - 18h : Les polices bulgare et grecque ont démantelé un réseau de passeurs qui acheminait des migrants de Turquie vers l’Europe occidentale via la Bulgarie, à l’issue d’une longue enquête. Ce réseau criminel utilisait la Bulgarie comme pays de transit, organisant les voyages étape par étape, a annoncé Europol dans un communiqué publié jeudi 29 janvier. Lors de perquisitions coordonnées, la police a arrêté seize personnes et mené des perquisitions dans six lieux. Les agents ont saisi des téléphones portables, des documents, des papiers de véhicules et des notes manuscrites détaillant les itinéraires, les paiements et les contacts.

Selon Europol, des recruteurs en Turquie contactaient les migrants et organisaient les paiements avant le départ. Les migrants réglaient une partie du prix via des systèmes de transfert d’argent informels, souvent utilisés par les passeurs pour contourner les banques et les registres officiels. Les passeurs conduisaient ensuite les migrants à pied à travers la frontière sud de la Bulgarie, en évitant les points de passage officiels. Une fois en Bulgarie, Europol indique que des chauffeurs les récupéraient à des endroits convenus et les transportaient en voiture ou en bus vers Sofia, la capitale. Certains migrants étaient hébergés temporairement à Sofia et dans ses environs. D’autres poursuivaient immédiatement leur route vers les frontières serbe ou roumaine, sans s’arrêter dans la capitale. De là, différents réseaux de passeurs prenaient le relais et poursuivaient le voyage vers les pays d’Europe occidentale.

La police affirme qu’un noyau dur basé à Sofia coordonnait l’opération en Bulgarie. Ses membres, Bulgares et Syriens, se répartissaient les tâches : certains s’occupaient du transport, d’autres de l’hébergement, et d’autres encore restaient en contact avec les réseaux de passeurs dans les pays voisins. Cette structure a permis au réseau de déplacer rapidement les personnes et de gérer les paiements transfrontaliers.

Croatie : des demandeurs d’asile détenus au contre de Ježevo en grève de la faim

28 janvier - 9h30 : Plusieurs demandeurs d’asile du centre d’accueil de Ježevo, à une vingtaine de kilomètres de Zagreb, ont entamé une grève de la faim le 20 janvier, se déclarant victimes de « privation de liberté arbitraire et prolongée, sans explication ni preuve ». Or, écrivent-ils dans une lettre rendue publique par Novosti, « le lendemain du début de la grève de la faim, des agents de sécurité sont entrés dans le camp. Ils ont indiqué que si la protestation n’était pas stoppée, une unité spéciale de police se présenterait sur place le jour suivant ; les détenus seraient battus et transférés de force vers d’autres centres et prisons. Sous cette pression, la plupart des demandeurs ont été contraints de mettre fin à leur grève de la faim. »

Malgré ces pressions, certains demandeurs ont poursuivi leur grève les jours suivants. La plupart sont originaires du Caucase du Nord, plus précisément de la Fédération de Russie. Ils ont fui sous la menace de mobilisation ou d’expulsion, accusés d’agir contre le régime de Vladimir Poutine. « Nous avons été détenus dans ce centre de détention fermé sous prétexte de ’sécurité nationale’ pendant trois mois, période après laquelle la détention a été automatiquement prolongée. Nous avons été détenus sans aucune preuve, sur la base d’accusations infondées. Autrement dit, l’Europe a emprisonné des personnes qui avaient fui les persécutions, la torture, l’emprisonnement et l’enrôlement forcé dans la guerre contre l’Ukraine. »

Serbie : un mémorial aux migrants décédés en tranversant la Drina à Loznica

Cérémonie à Loznica le 27 janvier
© Saša Dragojlo/ Mašina

27 janvier - 18h : 28 pierres tombales ont été dévoilées ce 27 janvier au cimetière de Loznica en mémoire des migrants et réfugiés ayant péri en tentant de la Drina, qui fait frontière entre la Serbie et la Bosnie-Herzégovine. La cérémonie, organisée par plusieurs associations, s’est déroulée en présence de représentants religieux. « Ces stèles sont dédiées aux victimes connues et inconnues, à celles dont les noms ont été oubliés, mais dont la dignité et les souffrances ne doivent pas être oubliées », ont déclaré les organisateurs.

Des représentants de la communauté musulmane, le cardinal Ladislav Nemet, chef de l’Église catholique romaine de Serbie, et des représentants de l’Association pour la promotion de l’action humanitaire Djeluj.ba, de SOS Balkanroute et de Leave No One Behind – ont assisté à la cérémonie.

La Grèce renforce les sanctions contre le trafic de migrants

27 janvier - 16h30 : Samedi 24 janvier, le ministère grec des Migrations a déposé au Parlement un nouveau projet de loi visant à durcir les sanctions contre les trafiquants de migrants. Les personnes reconnues coupables pourraient être condamnées à la prison à vie. Outre le durcissement des peines pour les passeurs, les migrants condamnés pour ces infractions pourraient être expulsés directement, a averti le gouvernement. L’assistance apportée aux migrants en situation irrégulière par des migrants en situation régulière sera également criminalisée, a averti le ministre des Migrations, Thanos Plevris.

Le gouvernement ne s’attaque pas seulement aux passeurs et aux migrants en situation irrégulière, mais aussi aux travailleurs humanitaires qu’il considère comme complices de l’immigration clandestine. Les peines infligées aux employés d’ONG poursuivis pour trafic de migrants pourraient également être alourdies, a précisé le ministère. Le projet de loi est actuellement examiné par le Parlement grec.

Grèce : deux morts, dont un enfant, dans un nouveau naufrage

25 janvier - 18h50 : Une femme et un petit garçon ont été retrouvés morts au large de l’île grecque d’Ikaria, dans le nord de la mer Égée, après le naufrage d’une embarcation transportant plus de 50 migrants, dimanche 25 janvier.

« Cinquante migrants ont été repêchés et sont pris en charge par les autorités, mais trois autres personnes restent portées disparues », a précisé une porte-parole des garde-côtes. « Une opération de sauvetage avec un navire des garde-côtes est en cours tandis qu’une équipe de sauveteurs et de plongeurs est attendue dans la journée. » Les vents violents de force 6 sur l’échelle de Beaufort rendent les secours difficiles selon la chaîne de télévision publique Ert.

Grèce : 79 migrants arrivent à Gavdos

21 janvier - 8h : Un petit bateau de migrants transportant 79 personnes a atteint l’île grecque de Gavdos, dans le sud du pays. Deux de ses passagers ont été arrêtés, soupçonnés d’avoir facilité la traversée illégale. On observe une recrudescence des arrivées dans les îles du sud de la Grèce après une relative accalmie durant la majeure partie du second semestre 2025.

Les garde-côtes grecs ont indiqué que les deux personnes interpellées étaient des Somaliens de 19 et 23 ans, qui auraient été payés pour conduire le bateau jusqu’à Gavdos. On ignore pour l’instant s’ils font partie d’un réseau de passeurs. L’embarcation aurait quitté Tobrouk, dans l’est de la Libye, l’un des principaux points de départ des migrants dans ce pays d’Afrique du Nord.

Frontex : baisse de 25% des entrées irrégulières dans l’UE en 2025

19 janvier - 9h : L’agence européenne Frontex a enregistré un peu moins de 178 000 entrées irrégulières aux frontières extérieures de l’Union en 2025, soit le total annuel le plus bas depuis 2021. Cependant, certaines routes migratoires ont été utilisées plus fréquemment en 2025.

Les corridors des Balkans occidentaux ont enregistré une baisse de 4 %, tandis que les mouvements irréguliers à la frontière terrestre orientale de l’Union avec le Bélarus ont diminué de 37%. Les arrivées irrégulières via la route ouest-africaine ont chuté de 63%, soit la baisse la plus marquée, liée à la diminution des départs de Mauritanie, du Maroc et du Sénégal.

Selon Frontex, les opérations, notamment le lancement d’une nouvelle opération conjointe en Bosnie-Herzégovine en novembre 2025 et le renforcement du soutien opérationnel sur le terrain, ont contribué à la forte baisse des arrivées irrégulières sur la route des Balkans occidentaux.

Slovénie : forte baisse des entrées irrégulières

17 janvier - 18h45 : L’année dernière, la police slovène a traité 28 200 cas d’entrée irrégulière, soit une diminution de près de 40% par rapport à 2024, chiffre qui était déjà le plus bas depuis quatre ans. L’immigration clandestine en Slovénie est en baisse depuis le rétablissement des contrôles policiers à ses frontières intérieures Schengen avec la Croatie et la Hongrie en octobre 2023. Cette mesure a été prolongée jusqu’au 21 juin 2026

La plupart des migrants illégaux interceptés en Slovénie l’année dernière provenaient d’Afghanistan (4046), d’Égypte (3169), du Bangladesh (3148) et du Maroc (2846). Si le nombre d’Afghans a diminué de 44%, celui des ressortissants du Bangladesh et d’Égypte, notamment, a augmenté. Les statistiques suggèrent une modification des itinéraires migratoires à la frontière sud. Le commissariat de police de Novo Mesto a traité 72 % des cas, mais ce chiffre est en nette baisse par rapport à 2024, tandis que celui des autres commissariats compétents a augmenté.

L’année dernière, plus de 25 519 étrangers ont déclaré vouloir demander une protection internationale, mais en réalité, seuls 4172 ont déposé une demande d’asile, soit un quart de moins qu’en 2024. Au total, 4359 dossiers ont été traités en 2025 : 71 demandes ont été acceptées et 154 rejetées. Dans la plupart des cas (2464), la procédure a été interrompue, principalement parce que les demandeurs avaient quitté le pays, ou parce que les demandes ont été jugées irrecevables (1670).

Selon les chiffres officiels au 14 janvier, on comptait en Slovénie 759 demandeurs d’asile et 1278 personnes ayant obtenu l’asile. Parmi ces dernières, 163 résidaient à l’étranger.

Les États-Unis suspendent les visas pour 75 pays, dont l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, le Kosovo, la Macédoine du Nord, la Moldavie et le Monténégro

15 janvier - 7h30 : « Les États-Unis gèlent toutes les procédures de visas pour 75 pays dont les migrants ont recours à l’aide sociale américaine à un taux inacceptable », a confirmé la porte-parole de la Maison-Blanche Karoline Leavitt sur X, en renvoyant vers un article publié sur le site internet de la chaîne Fox News.

Parmi ces 75 pays, figurent l’Albanie, la Bosnie-Herzégovine, la Moldavie, le Monténégro, le Kosovo et la Macédoine du Nord. La liste des pays européens comprend également l’Azerbaïdjan, le Bélarus, la Géorgie, l’Arménie et la Russie.

Selon Fox News, la suspension du traitement des visas d’immigrant en provenance de 75 pays entrera en vigueur le 21 janvier. Le site précise que le mémorandum ordonne aux ambassades américaines de refuser les visas conformément à la législation en vigueur, le temps que le Département d’État réexamine ses procédures.

Grèce : le corps d’une fillette soudanaise retrouvée sur une plage de Samos

12 janvier - 19h : Le corps d’une fillette de sept ans, de nationalité soudanaise, a été retrouvée sur une plage de l’île de Samos. « Le corps a été transféré à l’hôpital général de Samos pour une autopsie. La fillette a été identifiée par sa mère grâce à ses vêtements », précise le communiqué publié le 9 janvier par les gardes-côtes grecs.

Le 25 décembre, la mère avait déclaré aux gardes-côtes que sa fille était tombée à la mer près de Farmakonisi, une île grecque située à 40 kilomètres au sud de Samos, alors qu’un groupe de migrants traversait la mer Égée depuis la Turquie continentale. L’île grecque est située à moins de 10 km des côtes turques, mais les naufrages sont fréquents.

Lundi 29 décembre, les gardes-côtes grecs avaient déjà repêché le corps d’une femme de 22 ans lors d’une opération de recherche et de sauvetage menée au nord de l’île de Samos. Samedi 6 décembre, 17 migrants, tous des hommes, ont été retrouvés morts après le naufrage de leur embarcation au large de la Crète. En novembre, au moins trois personnes sont également mortes dans le naufrage de leur canot au sud de la Crète. Et en octobre, deux corps de femmes ont été retrouvées sur une côte rocheuse de l’île de Chios, où une embarcation de fortune transportant 29 migrants s’était échouée.

Plus de 6000 travailleurs étrangers ont obtenu un permis en Macédoine du Nord

12 janvier - 16h : 6128 travailleurs étrangers ont obtenu un permis de séjour temporaire en Macédoine du Nord en 2025. Ce chiffre est trois fois et demie supérieur à celui d’il y a cinq ans, où 1704 personnes avaient reçu un permis de travail.

Les secteurs qui recherchent le plus de main-d’œuvre étrangère sont la construction, l’industrie manufacturière, l’hôtellerie-restauration, ainsi que le commerce de gros et de détail. Les Turcs sont majoritaires, et les ressortissants du Népal, du Bangladesh et de l’Inde sont de plus en plus nombreux à obtenir un permis de travail.

Bosnie-Herzégovine : gravement gelés, trois Soudanais ont été amputés

8 janvier - 18h : Trois ressortissants soudanais, retrouvés grièvement blessés à la mi-décembre près de Bihać, dans le nord-ouest de la Bosnie, non loin de la frontière croate, se rétablissent actuellement dans un établissement pour personnes âgées et personnes handicapées à Sarajevo, après avoir reçu des soins médicaux d’urgence à Tuzla.

« Les trois hommes ont subi l’amputation des deux jambes sous le genou en raison de graves gelures. De plus, deux d’entre eux ont également été amputés de doigts et de parties de leurs mains », a déclaré Nihad Suljić, fondateur de l’association locale Djeluj.ba, qui vient en aide aux migrants et aux réfugiés et contribue au signalement des personnes disparues, cité par InfoMigrants.

Les trois migrants soudanais, retrouvés sans chaussures ni vêtements chauds, ont été aperçus près de Bihać par des habitants qui ont alerté la police, a déclaré Adnan Habibija, ministre de l’Intérieur du canton d’Una-Sana. La police bosnienne a ouvert une enquête.

Les Égyptiens, première nationalité africaine a rejoindre les côtes européennes en 2025

6 janvier - 9h40 : Le Haut-commissariat des réfugiés aux Nations unies (HCR) a comptabilisé 9000 migrants égyptiens ayant rejoint les côtes italiennes, et 7000 les côtes grecques - notamment crétoises - en 2025. Au total, donc, 16 000 ressortissants de ce pays d’Afrique du Nord ont atteint clandestinement le Vieux continent via la Méditerranée, ce qui place les Égyptiens à la première place des nationalités africaines à atteindre illégalement l’Union européenne.

Frontex fait le même constat. « Selon les dernières statistiques pour les 11 premiers mois de 2025, le nombre total de passages frontaliers irréguliers par des ressortissants égyptiens s’élevait à 17 200 », précise l’agence à InfoMigrants.

Moins de 10 000 migrants enregistrés en Serbie en 2025

2 janvier -16h30 : Le Commissariat serbe aux réfugiés et aux migrations a enregistré 9567 migrants en 2025, a annoncé lcet organisme d’État le 2 janvier. Les migrants transitant par la Serbie proviennent le plus souvent d’Afghanistan, d’Égypte, du Maroc, de Turquie et de Syrie. Six centres d’accueil et d’asile sont actuellement opérationnels et hébergent 235 personnes.

Selon les dernières données, le nombre de migrants enregistrés en Serbie en 2025 a diminué de près de 50% par rapport à l’année précédente. « La situation migratoire en Serbie est stable. Toutes les institutions compétentes coopèrent étroitement afin de suivre de manière responsable les flux migratoires et de les gérer efficacement », a affirmé le Commissariat.

D’après les informations officielles des autorités serbes, depuis le début de la crise migratoire mondiale en 2015, plus d’un million et demi de migrants ont transité par la Serbie via la route des Balkans.