Réconciliation entre la Croatie et la Serbie : des leçons venues d’Afrique

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25 ans après la fin des combats, la réconciliation semble impossible. Les élites politiques croates et serbes entretiennent toujours des discours nationalistes. Zagreb et Belgrade pourraient pourtant s’inspirer du Rwanda, de l’Éthiopie et de l’Érythrée, qui ont su tourner la page des horreurs des années 1990. L’analyse de Vjekoslav Perica.

Traduit par Chloé Billon (article original) Les nationalistes sont incapables de reconnaître la vérité, ils ne peuvent que ressentir le mythe et se laisser emporter par lui, et qui vivra verra. Ils ne peuvent pas non plus être pacifistes ; ils ne connaissent que les cessez-le-feu, leur idéologie est celle de « la lutte constante » et de l’idée de victime comme investissement pour un avenir irréalisable. Ils ne sont même pas croyants selon les critères des grandes religions mondiales, ils adorent les idoles de l’ethnie et de l’État national, des constructions qui naissent en miroir de la perception négative des autres peuples. Depuis leur (...)

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