Turquie : que reste-t-il de l’indépendance de la justice ?

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En février dernier, les trois magistrats qui avaient acquitté Osman Kavala ont à leur tour été mis en examen et devront s’expliquer devant le Conseil des juges et des procureurs (HSK). Réformé à plusieurs reprises, cet organisme chargé de nommer et de destituer le personnel judiciaire est désormais sous la botte du Président Erdoğan. Analyse.

Par Claire Corrion Le 18 février 2020, la 30e Cour pénale d’Istanbul rendait son verdict dans le procès du parc Gezi. Osman Kavala et huit autres intellectuels turcs se voyaient acquittés. La joie fut de courte durée. À peine libété, le philanthrope turc était de nouveau arrêté à la demande du Parquet d’Istanbul, cette fois pour sa participation présumée au coup d’État manqué du 15 juillet 2016. Une enquête a également été ouverte contre les trois juges ayant prononcé cet acquittement. Ceux-ci devront s’expliquer devant les membres du Conseil des juges et des procureurs (HSK). Réformé à plusieurs reprises depuis 2010, cet organisme désormais à la (...)

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