« La ville est partout » : le Kosovo expose son histoire à la Biennale de Venise

| |

C’est avec une maison de briques inachevée que le Kosovo se présente à la Biennale internationale d’Architecture de Venise, qui a ouvert ses portes le 16 mai dernier. Le toit de l’édifice est constitué de 72 antennes paraboliques, métaphores de l’enfermement que subissaient les Albanais du Kosovo dans les années 1990 et de l’ouverture que représentaient chaque jour les deux heures d’émission venues de Tirana. Les miroirs installés sur ses murs répètent les images et les encerclent. Un art qui parle d’histoire.

Par Cristina Mari Entre ceux d’Indonésie, du Liban et de l’Irlande, le pavillon du Kosovo a ouvert ses portes le 16 mai 2018 à l ‘exposition internationale d’architecture de Venise, alors qu’il était absent de celle de 2016. De l’extérieur, il est délimité par un grand mur de briques rougeâtres qui monte jusqu’aux toits de l’Arsenal, comme un rappel des façades des maisons inachevées du Kosovo. Dans les années 1990, lorsque les Albanais étaient exclus des institutions publiques, des écoles et des hôpitaux, ils désertaient l’espace public pour se réfugier dans la sécurité de la sphère privée. À l’intérieur du pavillon se raconte donc une histoire (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous