L’ombre des Balkans plane sur la crise bolivienne

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La chute du Président Evo Morales semblait correspondre à un schéma bien établi, celui des « révolutions non violentes », théorisé par l’ONG serbe Canvas. Avant que le scénario ne déraille, laissant l’extrême droite prendre la main ? Le reportage de nos envoyés spéciaux.

Par Jean-Arnault Dérens et Simon Rico Un bel album illustré sur la province de Santa Cruz de la Sierra, bastion de l’extrême droite qui réclame depuis longtemps un statut d’autonomie au sein de « l’État plurinational de Bolivie », trône dans la bibliothèque de la salle de réunion de Canvas. « C’est un cadeau de Jhanisse Vaca Daza », explique Srđa Popović, qui reconnaît avoir eu cette jeune militante comme élève lors d’une formation aux techniques de la non-violence qu’il délivre à la Harvard Kennedy School. Jhanisse Vaca Daza anime l’ONG écologiste Rios de pie, très active quand des incendies ravagèrent, à la fin de l’été, les régions amazoniennes de (...)

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