Noël 2017 • la sélection cadeaux du Courrier des Balkans

Comme chaque année, Le Courrier des Balkans vous propose ses plus beaux cadeaux balkaniques}} à mettre sous vos sapins. Nouveautés, indispensables, beaux-livres, contes et romans, classiques, il y en a pour tous les goûts et toutes les bourses. Joyeuses fêtes !

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Des beaux livres

Golo • Istrati !

"La moindre ligne de Panaït Istrati est un portrait de lui, car jamais écrivain ne fût plus présent, corps et âme dans son œuvre. ” Joseph Kessel

Voilà qui valait bien une bande dessinée, et quand en plus c’est Golo, auteur de "Mendiants et Orgueilleux", qui est aux manettes, on est heureux !

Premier tome d’une série consacrée à l’écrivain roumain qui vécut de 1884 à 1935.

Le dernier album de Golo, Arles, Actes Sud BD, 2017, 19,5 x 26cm, 272 pages, 26€

  • Golo, Istrati ! Tome 1. Le vagabond, Arles, Actes Sud BD, 2017, 19,5 x 26cm, 272 pages
  • Prix : 26.00 €
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Contes de la nuit grecque

Les contes populaires grecs, tout en faisant partie de cette grande famille de récits que l’on rencontre de l’Europe jusqu’à l’Inde, présentent avec les autres contes des Balkans des spécificités que l’on retrouve aussi dans les pays de langue arabe et de langue turque. Nous sommes là en Méditerranée orientale dans un espace propice aux transformations mythiques dans un lieu de passage où l’on peut suivre le parcours des récits qui voyagent, comme ils l’ont toujours fait, d’un endroit à l’autre.

Anna Angelopoulos, Contes de la nuit grecque, Paris, José Corti, 2013, 380 pages, 23€

  • Anna Angelopoulos, Contes de la nuit grecque, Paris, José Corti, 2013, 380 pages
  • Prix : 23.00 €
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Marubi, une dynastie de photographes albanais

L’histoire de la photographie albanaise commence avec l’incroyable aventure d’un Italien, Pietro Marubi. Partisan de Garibaldi, Marubi, fuyant la répression, trouve refuge en Albanie. Il s’installe à Shkodra où il ouvre, en 1858, le premier studio photographique du pays. Trois générations se succéderont, instituant l’importante dynastie Marubi. Au fil d’un siècle, toute la société albanaise va prendre la pose dans leur studio, devant leurs décors peints : artisans, mendiants, intellectuels, hommes politiques, et jusqu’à la cour du roi Zog.

Loïc Chauvin et Christian Raby (préface Ismaïl Kadaré)
Écrits de lumière 94 photos en bichromie 16 x 19 cm
144 pages, texte français et anglais - 23 €

  • Loïc Chauvin et Christian Raby (préface Ismaïl Kadaré), Marubi, une dynastie de photographes, Paris, Écrits de lumière, 94 photos en bichromie, format 16 x 19 cm, 144 pages
  • Prix : 22.00 €
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Joze Pirjevec, Tito

Voici enfin traduite en français la grande biographie de Tito par Joze Pirjevec, saluée mondialement comme l’ouvrage le plus abouti sur l’ancien maître de la Yougoslavie. Fondée sur une quantité impressionnante d’archives inédites – découvertes à Belgrade mais aussi aux États-Unis, en Russie, en Grande-Bretagne, en Allemagne –, l’étude de Pirjevec explore les zones d’ombre, fait revivre les paradoxes et les ambiguïtés d’un Tito que rien ne semblait destiné à se hisser au rang des chefs d’État les plus influents du XXe siècle. Comment ce fils d’apprenti, ancien ouvrier d’usine, est-il parvenu à s’emparer du Parti communiste yougoslave ? Quelle fut la nature de son engagement dans les Brigades internationales du temps de la guerre d’Espagne ? Comment comprendre son rôle de partisan, passé maître dans l’art de la guérilla, durant l’occupation de son pays par les nazis ? Quelle fut sa responsabilité dans le massacre des Croates oustachis en 1945 ? Staline a-t-il vraiment cherché à l’empoisonner ? Comment, dans l’après-guerre, Tito s’est-il imposé comme l’une des principales figures des non-alignés ?

Joze Pirjevec, traduit du slovène par Florence Gacoin-Marks, préface de Jean-Arnault Dérens, Paris, CNRS, 2017, 696 pages, 27€

  • Joze PIRJEVEC, Tito, traduit du slovène par Florence Gacoin-Marks, préface de Jean-Arnault Dérens, Paris, CNRS, 2017, 696 pages
  • Prix : 27.00 €
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Des romans

Journal de l’hiver d’après

Voici de retour le diariste de Côme, convalescent après un long séjour à l’hôpital. Son journal couvre les quatre mois de l’hiver 2004-2005. Au gré de ses pro­menades à travers un Belgrade en état permanent de reconstruction et après une époque calamiteuse, notre grand solitaire observe et s’observe, porte son regard mélancolique sur les riens quotidiens et les transforme en petits moments de grâce. Il avance à son rythme, dans la rue et dans le texte, comme dépouillé de tout lest de style et de rhétorique. À moins que ces derniers ne soient pas ceux d’un arte povera propre à Valjarević. Quand on essaie de photographier les lucioles déam­bulant dans la nuit, on capte sur le cliché des courbes lumineuses qui éclairent la forêt. Le Journal de l’hiver d’après est une de ces courbes, et son auteur l’une de ces lucioles.

Le nouveau roman de Srdjan Valjarevic, traduit du serbe par Aleksandar Grujicic, Arles, Actes Sud, 2017, 288 pages, 22,50€

  • Srdjan Valjarevic, Journal de l'hiver d'après, traduit du serbe par Aleksandar Grujicic, Arles, Actes Sud, 2017, 288 pages
  • Prix : 22.50 €
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Le huitième envoyé

Ah, la Croatie, et ses îles paradisiaques…  ! Un émissaire est envoyé sur Terzola, l’île la plus isolée de la mer Adriatique. Sur place, à peine l’eau et l’électricité, pas un seul réseau téléphonique ni de connexion Internet, deux églises mais pas de prêtre. Sa mission, et punition  : orga­niser, en tant qu’émissaire du gouvernement croate, des élections locales. Ses sept prédé­cesseurs ont échoué.

Un roman de Renato Baretić, traduit du croate par Chloé Billon, Gaïa éditions, 2016, 288 pages, 20 euros

  • Renato Baretić, Le huitième envoyé, traduit du croate par Chloé Billon, Montfort-en-Chalosse, Gaïa éditions, 2016, 288 pages
  • Prix : 20.00 €
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La maison des souvenirs et de l’oubli

Comment exprimer l’indicible ? Quelle est la vraie nature du mal, et où trouve-t-il son origine ? Enfin, que signifie être juif ? Ce sont les questions que se posent Albert Vajs, Miša Volf, Solomon Levi et Urijel Koen, devenus amis lors d’un colloque international à New York. Leur point commun ? Ils sont originaires de l’ex-Yougoslavie et ont survécu à l’Holocauste dans des circonstances qui tiennent du « miracle ». Aujourd’hui, ils représentent la dernière génération de survivants.Un journal intime, des lettres, des confessions et des articles de la presse sont les indices qui permettent au lecteur de saisir les fils qui relient ces quatre destinées hors du commun ; il comprendra ainsi leur indispensable quête d’identité ainsi que le sentiment d’impuissance face au doute qui les obsède. Leurs interrogations reflètent l’oscillation permanente entre la nécessité / l’obligation de se souvenir et le désir d’oublier les atrocités perpétrées par les nazis.

Le dernier roman de Fillip David, traduit du serbo-croate par Alain Cappon, Paris, éditions Viviane Hamy, 2017, 196 pages, 18€

  • Fillip David, La maison des souvenirs et de l'oubli, traduit du serbo-croate par Alain Cappon, Paris, éditions Viviane Hamy, 2017, 196 pages
  • Prix : 18.00 €
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Le jeu, la chute du ciel

Sort-on jamais de prison ? Ou plutôt : où la prison commence-t-elle ? Dans l’Albanie totalitaire du second XXe siècle mise en scène par Le jeu, la chute du ciel, l’existence d’Aleks Krasta, condamné sans savoir pourquoi comme « traître à la patrie », témoigne pour des milliers d’autres, qui ont chacun « un livre entier à raconter ». Dévoré par l’ombre de son père, un membre éminent de l’appareil d’État, et emporté par sa disgrâce, il connaît vraiment tous les degrés d’une descente aux enfers ; l’y accompagne son seul ami, le narrateur, son double, qui recueille le texte de sa vie. La culpabilité omniprésente (qui apparente le héros au K. de Kafka), les tortures infligées aux franciscains de Shkodra, la femme aimée devenue trompe-l’oeil… le monde n’offre d’autre issue que le vertige intérieur, ce jeu où il faut être personnage, dramaturge et spectateur. Avec son étourdissante maîtrise de l’emboîtement des récits, Bashkim Shehu élabore une véritable écriture du carcéral, guidée à tâtons, dans le labyrinthe des souvenirs, par le fil d’une espérance : que justice soit faite.

Bashkim Shehu, traduit du russe par Bertrand Jeuffrain, Mesnil-St-Loup, éditions Quatre Vivants, 2017, 400 pages, 19€

  • Bashkim Shehu, Le jeu, la chute du ciel, traduit du russe par Bertrand Jeuffrain, Mesnil-St-Loup, éditions Quatre Vivants, 2017, 400 pages
  • Prix : 19.00 €
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A boire et à manger

Cuisine de Croatie

La Croatie est un carrefour de rencontres, de goûts. La Hongrie, la Grèce et la Turquie ont influencé la cuisine croate. Mais le pays lui-même explique sa richesse : il y a la cuisine des plaines du Nord (frontalière avec la Slovénie), la montagnarde du Sud (voisine de la Bosnie) et la méditerranéenne de la côte adriatique.

L’essentiel de la cuisine croate, sous une forme simple et didactique. Des recettes très faciles à réaliser.

Un livre d’Evelyne Marty Marinone, Editions Edisud, 175 pages, 14 euros

  • Evelyne Marty-Marinone, Cuisine de Croatie, Saint-Remy-de-ProvencecEdisud, Format 15 x 23cm, 2008, 176 pages
  • Prix : 14.00 €
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Traditional South Serbian cookbook

Découvrez le meilleur de la cuisine traditionnelle du sud de la Serbie !

Ce livre présente 90 recettes collectées dans les villes de Vranje, Leskovac, Niš ou Pirot.... II présente des plats parfois bien oubliés aujourd’hui. Toutes les recettes sont illustrées, de manière simple et pédagogique, en tenant compte des ingrédients que l’on peut trouver — dans son jardin ou dans les commerces, tant en Serbie que dans les pays d’Europe occidentale.

Gordana Ristic and Marija Jankovic, édition bilingue serbe/anglais, Belgrade, 2015, 23€.

  • Gordana Ristic and Marija Jankovic, Traditional South Serbian Cook Book, Belgrade, 2015, 114 pages
  • Prix : 19.00 €
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DVD et CD

Staro Sajmište, vie mort et vie. Un film de Michel Ionascu
78 minutes, Zongo productions, 17 euros franco de port

Belgrade. À la confluence de la Sava et du Danube, se dresse la tour délabrée de l’ancienne Foire des Expositions, inaugurée en grandes pompes en septembre 1937. Aujourd’hui, c’est un étrange terrain vague dont le passé intrigue. Car l’endroit abrita entre 1941 et 1944 le camp de concentration nazi de Staro Sajmiste. Mais dès l’après-guerre la vie a repris ses droits. Étrangement, le gouvernement du maréchal Tito installa des ateliers d’artistes venus du monde entier dans les ruines de l’ancien camp...

  • Prix : 17.00 €
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Il était une fois en Yougoslavie : Cinéma Komunisto
Le documentaire événement Mila Turajlić, Les mutins de Pangée, 2014, durée 101 minutes, livret de 36 pages, 18 euros

Cinema Komunisto est un voyage à travers la fiction et la réalité d’un pays qui n’existe plus qu’au cinéma. Tito, le président yougoslave, créa à Belgrade un « Hollywood de l’Est » attirant des stars comme Richard Burton et Orson Welles pour ajouter une touche de glamour à l’effort national. Avec le soutien inconditionnel de l’Etat et de l’armée, les cinéastes avaient carte blanche pour faire revivre les exploits militaires de Tito. Son projectionniste personnel est le guide exceptionnel de ce voyage dans ces super-productions qui glorifièrent une Yougoslavie idéalisée.

  • Documentaire événement Mila Turajlić Les mutins de Pangée, 2014, durée 101 minutes, livret de 36 pages,
  • Prix : 18.00 €
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Çiğdem Aslan - A Thousand Cranes)
Label Asphalt Tango 2016, 13 titres, 15€

Le second album de Çigdem Aslan "A Thousand Cranes" (un millier de Grues) est l’hypnotique suite des chansons des années 20 de Smyrne et d’Istanbul qu’on trouvait sur son premier album. Avec "A Thousand Cranes", Çigdem entame ici sa migration à travers les âges et les frontières pour poursuivre son voyage d’exploratrice des chansons d’Athènes, des Balkans et du Sud-Est Anatolien. Restant fidèle à ce voyage lyrique, ce deuxième album a été enregistré à AntArt, l’un des studios historiques d’Athènes, là où Theodorakis et Hadjidakis ont enregistré leurs plus célèbres compositions.

  • Deuxième album / Label Asphalt tango records
  • Prix : 15.00 €
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Haïdouti Orkestar - Babel Connexion
Association Tchekchouka, 12 titres, 15€

Fruit d’un croisement improbable de musiciens parisiens, grec, bulgare, turc et tsigane de Serbie, le Haïdouti rend hommage aux minorités rendues silencieuses par les aléas politiques. Du slam engagé, scandé par Rouda (Le Vieux Bateau de Bois) ; un hommage aux femmes, et en particulier kurdes, chanté par Edika Gunduz (Keçe kurdan) ; de l’ethno jazz avec le pianiste Bojan Z (Tchagri) et le trompettiste Nicolas Genest (Saalouni Nas) ; de la guitare congolaise avec Olivier Tshimanga (Mala Paprika)… De ce Babel musicale ressort la singularité d’un son, d’une ambiance, d’une manière de vivre ensemble.

  • Association Tchekchouka, 12 titres, 15€
  • Prix : 15.00 €
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