Monténégro : la traite des êtres humains, un crime impuni

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Au Monténégro, faute de preuves tangibles pour les arrêter, les propriétaires de nombreux night-clubs de Podgorica et de Budva, où la prostitution est un fait notoire, poursuivent leurs activités en toute tranquillité. Une situation que dénoncent les ONG d’aide aux victimes d’esclavage sexuel.

Par Maja Boričić De fausses offres d’emploi de serveuses et de femmes de ménage se sont récemment multipliées au Monténégro. Bien souvent, elles ne servent qu’à appâter de jeunes femmes. Répondant à l’une d’elles, une femme d’une ville du littoral s’est rendue dans un appartement de Podgorica, la capitale. Agressée, violée et enfermée par le propriétaire, elle est parvenue à se saisir d’un couteau et l’a tué. Elle a été condamnée pour meurtre. À Budva, une Serbe a également été agressée par le propriétaire d’un appartement qu’elle nettoyait, ainsi que par deux autres hommes. Pour Ljiljana Raičević, directrice de l’ONG Sigurna ženska kuća (SŽK) qui porte (...)

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