Monténégro : un État « privatisé », « divisé » et « à bout de souffle »

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Le Monténégro semble encore une fois au bord du chaos. En réalité, les divisions identitaires permettent au régime de Milo Đukanović de conserver le contrôle absolu du pays. Les institutions ne fonctionnent pas et l’État a été privatisé au service de la « famille » et de la « clique » au pouvoir. L’analyse de Srdan Kosović, rédacteur en chef du quotidien Vijesti.

Propos recueillis par Andrea Milat. (article original) Bilten (B.) : Comment résumerais-tu l’actualité politique et sociale du Monténégro ? Srdan Kosović (S.K.) : Selon Lord Byron, c’est au Monténégro que se produit la plus belle rencontre entre la terre et la mer. Le Monténégro pourrait être un pays idéal. Malheureusement, si l’on prend en considération ses élites, le pouvoir et le régime, il faut constater que nous avons affaire à un État confisqué, privatisé. Il est gouverné depuis plus de 30 ans par le même parti et la même personne. C’est un pays de 650 000 habitants qui s’est fait connaître au niveau international comme le centre des (...)

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