Moldavie : avec Rodion Trofimchenko, l’art pour métaboliser les traumatismes collectifs

| |

Né à Tiraspol, en Moldavie soviétique, Rodion Trofimchenko a vécu 18 ans à Tokyo avant de rentrer à Chișinău en 2021 à la mort de son père. En mars, cet artiste a été arrêté et interné en hôpital psychiatrique pour une performance liée à la guerre en Ukraine, avant d’être libéré. Aujourd’hui, il voit la petite Moldavie non plus à la périphérie de grands blocs, mais au centre d’un nouveau monde. Rencontre.

Par Florentin Cassonnet « En ce moment, l’Ukraine est au centre du monde, donc la Moldavie l’est aussi. Elle est à la périphérie de deux espaces, disons l’espace européen et l’espace russe, donc au centre géographique de l’intersection entre l’Est et l’Ouest. Et j’espère que ça continuera à être un centre pour aider à régler les problèmes. » La Moldavie a en effet une position particulière, avec des citoyens européens (800 000 Moldaves ont le passeport roumain), des citoyens russes, des Ukrainiens, une diaspora d’un million de personnes, une grande partie de la population est plus ou moins bilingue russe-roumain, parfois trilingue avec l’anglais. La (...)

Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous ou identifiez-vous !

S'abonner      Identifiez-vous