Minorités en Bosnie-Herzégovine : « les discriminations sont toujours la règle »

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C’est dans une atmosphère morose que les Bosniens ont célébré, le 1er mars, les 28 ans de leur référendum d’indépendance. La Constitution issue des accords de Dayton introduit toujours une discrimination de fait entre les membres trois peuples constitutifs et ceux des autres minorités. Le regard de Jakob Finci, président de la communauté juive de Bosnie-Herzégovine, et de Dervo Sejdić, représentant de la communauté rom.

Traduit par Aline Cateux Vingt-huit ans après le référendum d’indépendance des 29 février et 1er mars 1992, Jakob Finci, président de la communauté juive de Bosnie-Herzégovine, et Dervo Sejdić, représentant de la communauté rom, regrettent toujours le manque d’égalité de la Constitution bosnienne issue des accords de Dayton, ainsi que le non-respect du jugement de la Cour européenne des droits de l’homme, dans l’affaire qui porte leur nom. « Êtes-vous pour une Bosnie-Herzégovine souveraine, indépendante, un État égalitaire pour tous les peuples de Bosnie-Herzégovine, les Musulmans, les Serbes, les Croates, et tous les membres des autres (...)

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