Méditerranée orientale : « Erdoğan ne peut pas franchir la ligne rouge »

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Les tensions n’ont cessé de monter tout l’été entre la Grèce et la Turquie, après l’intrusion dans les eaux territoriales grecques du navire de recherche sismique Oruç Reis. Le Conseil européen des 1er et 2 octobre doit aborder la question des relations de l’Union avec la Turquie, et le chercheur Gilles Bertrand estime que Recep Tayyip Erdoğan est plus isolé que jamais. Entretien.

Propos recueillis par Claire Corrion. Gilles Bertrand est enseignant à Sciences-Po Bordeaux et chercheur au Centre Emile-Durkheim. Il est l’auteur de l’essai Le Conflit Hélléno-Turc, aux éditions Maisoneuve et Larose. Le Courrier des Balkans (CdB) : Les incursions turques dans les eaux chypriotes ne sont pas nouvelles, mais elles se sont multipliées ces dernières années, après la découverte d’importants gisements gaziers. Pourquoi la situation s’est-elle dégradée cet été ? Gilles Bertrand (G.B.) : La tension monte depuis la découverte en 2012 au sud de Chypre du gisement Aphrodite, dont les réserves sont estimées à 128 milliards m3, et (...)

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