Serbie : « Soyons réalistes, demandons l’impossible ! »

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Aleksandar Vučić préfère traiter par le mépris et l’ignorance les manifestations qui se poursuivent depuis le 3 avril. Pourtant, le Premier ministre et Président élu a du mouron à se faire. Cette révolte contre son régime pseudo-démocratique libère les citoyens de la peur et rappelle que des alternatives sont toujours possibles.

Par Dragan Štavljanin Le slogan scandé par les étudiants français durant les manifestations de mai 1968, « Soyons réalistes, demandons l’impossible ! » a trouvé une nouvelle vie, repris par les étudiants et citoyens serbes qui manifestent chaque jour depuis le 2 avril. Leurs revendications – la démission de l’élite politique et du Premier ministre et Président élu Aleksandar Vučić, ainsi que l’organisation d’un nouveau scrutin présidentiel juste et libre – sont qualifiées d’« irréalistes » par nombre de commentateurs. Le Parti progressiste serbe (SNS), les analystes politiques, et même certains anciens militants anti-Milošević, estiment que ces (...)

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