Macédoine du nord : la justice anti-corruption sur la sellette

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Créé pour traiter les scandales révélés par les « bombes » de Zoran Zaev, le Bureau de la Procureure spéciale (SJO) a-t-il encore un avenir ? Le gouvernement veut l’intégrer dans le Parquet, alors que de nombreux dossiers concernant des cadres du BDI, partenaire albanais des gouvernements successifs, restent ouverts.

Traduit par Jaklina Naumovski Créé en septembre 2015, le Bureau de la Procureure spéciale (SJO) avait pour mission de mener des enquêtes sur les affaires révélées par les écoutes téléphoniques, les « bombes » lancées par Zoran Zaev, alors chef de l’opposition. Trois ans et demi plus tard, alors que les attentes étaient bien grandes, l’opinion publique déchante, tandis que les moyens mis à disposition de ce Parquet spécialisé sont réduits voire supprimés. Après le coup porté par la Cour suprême, qui a refusé de reconnaître les enregistrements comme des preuves valables dans un grand nombre de procès, ce sont aujourd’hui les responsables politiques qui (...)

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