Macédoine : « Quand le jour n’avait pas de nom », portrait d’une génération perdue

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Un fait divers monstrueux inspire un film qui dénonce les dérives de la société et témoigne de l’état de perdition de la jeunesse en Macédoine. Quand le jour n’avait pas de nom a été présenté au Festival du film francophone de Namur et est distribué en salle en Belgique depuis le 13 décembre. Entretien avec la réalisatrice Teona Strugar-Mitevska.

Propos recueillis par Jaklina Naumovski Le Courrier des Ballkans (C.d.B.) : Le quintuple meurtre du lac de Smilkovci, en 2012, a été l’idée de départ de votre film. Pourquoi avoir choisi cet événement douloureux ? Que dit-il de la Macédoine ? Teona Strugar-Mitevska (T. S.-M.) : Il s’agit pour moi une sorte d’épilogue de qui se trame dans la Macédoine profonde. Pourquoi et comment en sommes-nous arrivés là ? Le quintuple meurtre de Smilkovci nous a tous bouleversés, que l’on soit macédonien, albanais ou autre. Il n’y a rien de plus choquant que de voir les vies de ces jeunes adolescents perdues au nom de je ne sais quoi. Qu’avons-nous fait en (...)

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